Danse

While the fireflies disappear, Mor Shani illumine les traditions au Israel Festival

While the fireflies disappear, Mor Shani illumine les traditions au Israel Festival

03 juin 2018 | PAR Yaël Hirsch

Pour les 70 ans du Inbal Theater, Mor Shani fait virevolter la troupe sur les pas de danses anciennes revues et modernisées, au Rebecca Crowne Theater de Jérusalem.
[rating=4]

Dans le cadre du Israel Festival nous avons donc pu découvrir la nouvelle création du chorégraphe israélien revenu des Pays-Bas et révélé par Flatlands (2011) avec les danseurs du Inbal Theater. Cette compagnie a été créée par Sara Levi-Tanai pour préserver l’héritage yéménite et a élargi ses horizons à la culture Mizrahi (Comunautés de l’Orient). La performance prend donc la forme d’un élégant rassemblement de mouvements traditionnels revisités au pays de Anne Teresa De Keersmaeker. Ils sont deux hommes vêtus comme des prêtres pour ouvrir le bal avec une lenteur voulue et un sourire qui monte vers l’extase. Puis la musique se lève mais c’est plus un bourdonnement qu’une harmonie pour qu’en colonnes et habillés de soie, les danseurs opèrent un à un le rituel. Le bourdonnement devient rythme quand tous disparaissent derrière les portes d’un temple de tissus et reviennent en masse danser avec extase, liesse et mouvement orientaux.

Pour ces lucioles magnifiques que Mor Shani est allé chercher un peu partout dans d’anciennes traditions, la modernité et l’humour passent par des lunettes de soleil très branchées. La lumière se tamise et la séquence suivante est – pantalon noire et torses nus ou presque, un passage plus grinçant. Genoux au sol, les danseurs avancent et reculent sans jamais dépasser la hauteur de leurs bras. Ils tissent une toile de passe et de moires jusqu’à ce que la joie reprenne le pas que les circonvolutions s’élancent en maillots de bain, à deux, à trois ou seuls. Après la disparition de chaque danseur, c’est par la porte du sanctuaire que Mor Shani disparaît en slip noir, non sans nous avoir envoyé un petit baisers de pin up.

De Mor Shani, avec Ofri Lehmann-Mantell, Gal Gorfung, Almog Kidron, Tomer Pistiner, Shai Kopel,Mattia Cason, Aya Steigman, Gil Shachar.
visuel (c) Efrat-Mazor

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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