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Le festival de danse hip-hop Kalypso : hommage aux duos à Bagneux

Le festival de danse hip-hop Kalypso : hommage aux duos à Bagneux

10 décembre 2018 | PAR Jean Emmanuel P.
Le festival de danse Kalypso touche bientôt à sa fin (le 16 décembre exactement). On connaissait le Suresnes Cité Danse, Kalypso est l’autre grand festival de danse hip-hop en région parisienne. Coup de projecteur sur deux spectacles, lors de l’escale du festival à Bagneux : « B comme Brésil » et « Jusqu’à L ».
Pour cette édition 2018, les duos sont à l’honneur lors de l’escale du festival de danse hip-hop Kalypso à Bagneux. D’abord avec celui de deux interprètes, Astou Cissé et Martine M’Bock, sur une chorégraphie de Séverine Paisley, intitulée « B comme Brésil ». Habillées tout de blanc, les deux danseuses hip-hop nous invitent à travers une déambulation sur des chansons populaires du Brésil des années 60, à la rythmique encore profondément actuelle.
D’abord assises dos à dos, les deux danseuses évoluent au sol, puis se rapprochent donnant parfois l’illusion de ne faire plus qu’une et même personne. Elles recourent durant leur spectacle à l’une des techniques du hip-hop, dite du waacking. Ce style de danse, apparu dans les clubs homosexuels des années 1970 aux Etats-Unis, consiste à bouger les bras au rythme de la musique, de manière à la fois saccadée et sensuelle. Le spectacle se termine dans un final très sculptural, debout sur des cubes en bois. Voilà un hommage toute en sensibilité au métissage, où il est aussi question aussi d’affirmation et de fierté des identités.
De duo, il en est aussi question dans le spectacle proposé par Akeem Ibrahim, alias Washko, interprète et chorégraphe de « Jusqu’à L », mais cette fois il s’agit d’un duo avec la lumière. De la naissance de la lumière à la découverte de l’électricité, « Jusqu’à L » invite chacun d’entre nous à porter un autre regard sur la place des technologies qui envahissent notre société.
L’artiste d’origine comorienne fait danser l’homme et la lumière au fil de plusieurs tableaux. D’abord au sol, où il tente de dompter le feu, symbolisé par les flammes de plusieurs bougies, puis s’enchaîne plusieurs duos entre le corps et la lumière artificielle, où l’homme semble dominer cette dernière. Mais jusqu’où cela peut-il aller, semble interroger Washko, à l’heure où les nouvelles technologies envahissent notre quotidien ? Le tableau final très relevé fait se mélanger les images projetées, la danse hip-hop et les jeux de lumière. Un spectacle que l’on pourra retrouver lors de l’édition 2019 du Suresnes Cité Danse en janvier prochain.
Depuis 6 ans, Kalypso fédèrent les acteurs institutionnels, socio-culturels, et privés qui s’engagent dans la diffusion du hip-hop et offrent aux chorégraphes plus de visibilité. Pari réussi encore cette année, avec une quinzaine de villes de la région parisienne impliquées.
Derniers spectacles à voir (jusqu’au 16 décembre).
Photos : le rédacteur
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Jean Emmanuel P.

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