Danse
« Giselle » par le Ballet de la Scala de Milan : sublime Svetlana Zakharova

« Giselle » par le Ballet de la Scala de Milan : sublime Svetlana Zakharova

05 février 2015 | PAR Géraldine Bretault

Après 13 ans d’absence, le Ballet de la Scala de Milan revient se produire à Paris au palais des Congrès, avec le ballet romantique par excellence, Giselle. Les représentations des 3, 4 et 6 février sont dansées par l’exceptionnelle Svetlana Zakharova, accompagnée de Friedmann Vogel.

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Quelques têtes familières, balletomanes invétérés, étaient hier soir au palais des Congrès, venues admirer la merveille : l’étoile russe du Bolchoï, Svetlana Zakharava, artiste invitée de la Scala de Milan.

Considéré comme le ballet romantique par excellence, Giselle en réunit tous les atours : un premier tableau narratif, avec force pantomime et danses paysannes, et un second tableau aérien, situé dans les brumes de l’au-delà. La reprise d’Yvette Chauviré pour la Scala de Milan tourne régulièrement dans le monde, et Svetlana est une invitée récurrente.

Interprète historique du rôle, Yvette Chauviré disait : « Quand je dansais, mon obsession était de faire oublier les pieds … toujours trop charnels, auxquels il fallait donner l’illusion d’un souffle ». Zahkharova était éblouissante ce soir, levant les jambes jusqu’aux cieux, interprète sensible et habitée, aux bras éthérés. « Ça me rappelle la Guillem », chuchotait ma voisine… Signalons aussi la prestation de Friedmann Vogel, dans le rôle d’Albrecht : outre ses sauts puissants et parfaitement réceptionnés, il fut un partenaire rêvé pour la Zakharova, ni écrasant, ni effacé.

Si le deuxième acte, avec le célèbre tableau des ombres et ses longs tutus blancs, a tenu ses promesses, il n’en fut pas tout à fait de même dans le premier acte : il faut reconnaître que le corps de ballet de la Scala n’a pas l’homogénéité du Ballet l’Opéra de Paris, et que les costumes chatoyants ne suffisaient pas toujours à pallier les écarts de technique.

Mais pour la seule beauté de la scène de la folie, lorsque Svetlana perd la raison, ses cheveux détachés soulignant son port de reine, les petites imperfections sont vite oubliées. La troupe fut saluée par des ovations, jusqu’au chef d’orchestre Patrick Fournillier, pour sa direction romantique dénuée de mièvrerie.

 

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