Danse
Embarquement pour Sitter : Une Intense Action Restructurante

Embarquement pour Sitter : Une Intense Action Restructurante

22 janvier 2013 | PAR Smaranda Olcese

UIAR, la deuxième escale d’Embarquement pour Sitter, une programmation initiée par micadanses qui retrace le parcours riche en expériences artistiques d’une performeuse hors norme, nous met en présence des éléments constitutifs d’un univers toujours survolté.

 

A micadanses en décembre dernier, le coup d’envoi de cette programmation était marqué également par la publication d’un livre, La reine écrit, occasion d’en apprendre un peu plus sur une artiste qui traverse les scènes contemporaines, collaborant avec des chorégraphes comme Alvin Nikolaïs, Carolyn Carlson, Mathilde Monnier, Peter Goss, Jean-François Duroure, Dominique Mercy, pour n’en citer que quelques uns. Elle crée également ses propres pièces, tourbillons sauvages d’énergie où la maitrise donnée par une formation classique se met au service d’une liberté de ton enthousiasmante.

Une Intense Action Restructurante, accueillie par l’Echangeur à Bagnolet, propose une soirée en rouge. Ainsi l’accoutrement de la danseuse, ainsi le sceau d’eau qu’elle trimballe sur scène, vraie–fausse référence à Pina Bausch, ainsi les tomates cerises qui se rependent joyeusement sur le plateau. La salle elle-même est plongée, à un moment donné, dans une lumière rouge qui campe une atmosphère dense d’une grande beauté, et qui n’est pas sans rappeler la force du geste pictural des peintres abstraits. Des traits rouges bordent le plateau et le fil du micro, de la même couleur, dessine une sorte de parcours sinueux. Une Intense Action Restructurante : la danse, plus encore l’écriture scénique. Jimi Hendrix, Franz Schubert, Daniel Johnston, ou Tom Waits accompagnent l’artiste dans une plongée vibrante, jubilatoire dans l’underground de nos émotions.  Andrea Sitter n’a pas peur des grands écarts. Elle revisite avec humour et légèreté toute une vie dédiée à la scène. La danse résonne jusque dans ses propos, fragments d’histoire personnelle qui flirtent avec la poésie sonore. Drôle d’oiseau avec des ailles sur la tête (littéralement, dans le dernier mouvement de la pièce), la performeuse n’en finit pas de nous surprendre.

Les prochaines étapes de l’Embarquement pour Sitter seront accueillies par le Théâtre de Bezons (le 26 janvier), l’Espace 1789 (le 20 avril) et enfin la Briqueterie (le 30 mai).

 

photos © Jean-Marie Gourreau

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Smaranda Olcese

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