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Cabaret New Burlesque en demi teinte au Cirque d’Hiver

Cabaret New Burlesque en demi teinte au Cirque d’Hiver

29 septembre 2014 | PAR Bérénice Clerc

Le Cabaret New Burlesque revient au Cirque d’Hiver avec des invités de marque, de belles individualités mais un manque de travail collectif hélas palpable.

Le Cabaret New Burlesque, la folie dansée du strip-tease à l’américaine, filmée par Mathieu Amalric pour Tournée, a beaucoup de succès en France.

Un succès grandement mérité pour les talentueuses Dirty Martini, Kitten on the keys, Julie Atlas Muz et Mimi le Meaux. Leurs numéros, leurs costumes et leur humour sont uniques et jubilatoires.

Le Festival d’ile de France a donné rendez-vous au Cabaret New Burlesque Cirque d’hiver à Paris.

Au Cabaret New Burlesque il a ajouté Poni Hoax un groupe de rock, The famous Tiger man, un chanteur, Arthur H, Rossy de Palma et Arielle Dombasle.

Sur le papier, le projet promet d’être spectaculaire, drôle et enlevé.

Mais hélas, la sauce ne prend pas, le spectacle n’est pas travaillé pour un public en cercle ce qui semble le minimum quand on décide de produire un spectacle dans un cirque…

Ce spectacle sent le montage du festival, prendre des individualités et penser les regrouper pour faire encore mieux mais sans prendre le temps d’un réel travail commun pour inventer un spectacle vivant.

Kitten on the Keys ne ménage pas son énergie de maîtresse de cérémonie, elle est excellente mais les spectateurs sont peu exaltés. Elle chante très bien, ses amies danseuses burlesques font le show, certains ne verront que leur dos, mais elles sont bien présentes.

Arthur H est à féliciter  il arrive comme un cheveu sur la soupe et enflamme le public de sa musique avec simplicité charisme et présence rare.

Rossy de Palma se fait plasir, elle chante Pensa en mi la célèbre chanson de Luz Casal pour le film d’Almodovar, elle a de la présence mais pourrait pousser bien plus loin les limites de l’humour et du burlesque avec son talent légendaire.

Que dire d’Arielle Dombasle, présence fantomatique, humaine aux allures irréelles, elle chante, avance dans ses robes indomptables moulées sur son corps, elle se fait plaisir, rire ou pleurer chacun aura choisi.

Certains spectateurs crient, applaudissent et semblent exaltés par le spectacle mais nous sommes loin des liesses du théâtre de la Cité Universitaire où le Cabaret New Burlesque fit des shows sensationnels et subversifs.

Le spectacle n’est pas catastrophique, il y a de belles personnalités, on est juste frustrés de ce montage sans couture qui aurait pu être un merveilleux prétexte à des fantaisies mises en scène pour des spectateurs heureux d’être au Cirque d’Hiver et de vivre du burlesque quand le monde peine à trouver de la légèreté.

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Bérénice Clerc
Comédienne, cantatrice et auteure des « Recettes Beauté » (YB ÉDITIONS), spécialisée en art contemporain, chanson française et musique classique.

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