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Béatrice Castaner : « les thèmes principaux des Zébrures d’automne sont les Iles et l’Outre-mer »

Béatrice Castaner : « les thèmes principaux des Zébrures d’automne sont les Iles et l’Outre-mer »

29 août 2022 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Du 21 septembre au 1er octobre, Limoges passe à l’heure francophone à l’occasion de la nouvelle édition des Zebrures d’Automne. Beatrice Castaner, Secrétaire Générale du festival nous parle de la programmation de cette saison.

 

A chaque édition, les Zébrures montrent de nouvelles facettes de ce que l’on nomme « la francophonie ». Pour vous, elle est plurielle. Quel pays seront à l’honneur cet automne et comment ?

Oui toujours Les Francophonies, car la langue est plurielle en fonction de ses locuteurs, de l’histoire de cette langue dans la société dans laquelle elle est parlée et dans laquelle elle évolue, de son frottement avec d’autres langues. Ce sera notamment le cas cet automne à Limoges où les thèmes principaux des Zébrures d’automne sont les Iles et l’Outre-mer et, dans plusieurs spectacles, les créoles et le français seront mêlés. Les artistes présents pour les spectacles en création viennent du Mali, de la Guinée, du Canada-Québec, de Haïti, de la France, de la Suisse, et pour l’Outre-mer de la Réunion, de la Guadeloupe et de la Martinique.

Ma seconde question découle de la première. La francophonie déborde du français. Quelles sont les langues que nous entendrons cet automne ?

Le créole haïtien, le créole réunionnais, le créole antillais. Il y aura aussi des tables rondes sur « Le Mouvement de la créolité », un « Panorama des littératures francophone de la Caraïbe », « L’influence occidentale sur la littérature et la musique d’Haïti » (avec Yanick Lahens) et « Les nouvelles dramaturgies d’Haïti »

Quelle sera la part de la création dans cette édition ?

Nous présenterons 6 créations et 2 premières en France sur un ensemble de 14 spectacles d’artistes francophones. Auxquels se rajoutent des concerts, des prix littéraires, des débats et rencontres professionnelles, et des spectacles jeune public gratuits tous les après-midis.

Faites vous attention à ce que les autrices soient bien représentées ?

Oui bien sur, sur les 2 temps de festival : les Zébrures du printemps et Les Zébrures d’automne, nous portons une attention toute particulière aux autrices, et depuis trois ans, deux programmes annuels de résidences d’écriture sont mis en place pour elles spécifiquement.
Pour les Zébrures d’automne 22, en particulier un spectacle « Je créé et je vous dis pourquoi. » est constitué de 10 textes passés en commandes d’écriture à 10 autrices francophones. En tant qu’artistes femmes, nous accueillons des metteuses en scène, des chorégraphes et des autrices interprètes.

Est-ce que, à l’instar d’Avignon, Les Zebrures font attention à adopter des gestes écologiques ?

Oui bien sur… tout d’abord nous avons banni les bouteilles d’eau et les sacs en toile made in china logotypés. Le traiteur avec lequel nous travaillons depuis 3 ans est en circuit court sur des produits locaux et bio pour la plupart. A l’année, dans notre travail au quotidien, nous surveillons notre impact numérique (stockages des données, signature numérique légère…), des documents réutilisables en impression, et pour la petite histoire avons créé un compost et un jardin potager !

Visuel : Les Zebrures d’Automne

 

(Article partenaire)

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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