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Guts & Les Akaras de Scoville, Le Soleil dans la Nuit

Guts & Les Akaras de Scoville, Le Soleil dans la Nuit

26 janvier 2020 | PAR Pierre Poughon

Plein hiver, le froid glacial de la capitale n’a pas pu résister à la vague de chaleur emmenée par Guts & Les Akaras de Scoville vendredi soir à l’Elysée Montmartre.

Guts, ce beatmaker et producteur à la renommé dépassant les confins de sa France natale, est un féru de funk et de hip hop. 2007 sonne le début de sa carrière solo, après de multiples collabs. Le voilà avec son premier LP, Le Bienheureux, composé entre autre de son premier classique And The Living Is Easy. Condensé d’influences variés, soul, funk, hip hop, l’upbeat est de mise. L’énergie déployée ne cesse d’affoler les compteurs, l’opus respire le soleil et la bonne vibe. Puis suivent quatre autres opus, entrecoupés d’EP et minis-albums, toujours dans la même mouvance. Rajoutant, à partir du 3e album Hip Hop After All (2014), pléthore de collabs avec bon nombre de chanteur•euses et musien•nes, les différents opus prennent une autre dimension. Toujours plus ou moins dans la même ligne, ces albums donnent une patate monstre, donne envie de danser, juste de profiter. Un pur plaisir. Puis vient le dernier album, Philanthropiques, sorti le 29 mars 2019. Entouré par son Live Band, Les Akaras de Scoville, Guts nous emmène dans les tropiques, lançant une sorte de transe afro, le funk prend un pas un peu plus prononcé, sans jamais rogner sur l’énergie déployée au fur et à mesure des tracks, toujours ponctués de collabs précieuses. C’est clairement du fun, clairement du plaisir, et clairement du pur son.

Guts rentre sur scène, les Akaras le suivent. Puis démarre un balais bien huilé, où les musiciens, une dizaine en fonction des tracks, se succèdent sur les planches. Des choristes, des musiciens en tout genre et Guts sur le côté avec ses platines. Tour à tour, les musiciens ainsi que les feats du soir s’époumonent, personnifiant ainsi tous les sons du beatmaker. Le soleil, si enchanteur, a rayonné dans toute la salle remplie à craquer. Guts, après avoir lancé le beat de ses tracks, se mue en chef d’orchestre (en bermudas), lançant ses musiciens, assurant à la fois les backs et l’ambiance. Les feats se succèdent, les chanteurs et musiciens dansent, contaminant le public réceptif. L’ambiance radieuse est au rendez-vous. Sans jamais vraiment faire de pause, le set, très long (et c’est pas pour nous déplaire) est complet. Les phases soul, Funk, hip-hop, etc, tous les aspects qui font Guts sont représentés. Les Akaras n’en finissent pas d’assurer, le concert est tout simplement une tuerie, simple mais pourtant si efficace. Sincèrement, un beatmaker qui réussit à mettre en scène tous ses sons, accompagné d’un Live Band, est quelque chose d’assez rare. Vu la difficulté du challenge, et le set de l’Elysée Montmartre, Guts et les Akaras font partie des meilleurs concerts qu’il est possible de voir. Une vraie réussite.

Crédits Photo : Cover De Guts – Philanthropiques

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Pierre Poughon

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