Musique

Une soirée aux Mains d’Oeuvres pour le festival MOFO

Une soirée aux Mains d’Oeuvres pour le festival MOFO

25 janvier 2018 | PAR Victoire Chabert

Du 20 au 23 janvier 2018, le Festival MOFO était de retour pour une 14e édition excitante aux Mains d’Oeuvres à Saint-Ouen.

Le MOFO, festival bipolaire et sans complexe, a repris ce week-end ses quartiers d’hiver sous le signe du pingouin malgré un habitat menacé. Petit mais robuste, ce festival ne cesse de se réinventer depuis ses débuts en 2001 avec le groupe Herman Dune. Plus que jamais, cette nouvelle édition souhaitait sortir des sentiers battus et affirmer, haut et fort, une volonté de s’éloigner des lieux-communs. En témoigne sa programmation pointue, réunissant une ribambelle d’artistes de tous horizons, internationaux ou locaux. Toute la Culture était en virée aux Mains d’Oeuvres ce samedi 20 janvier, dans une ambiance de psyché-rock, de pop lo-fi et elliptique avec Dollkraut Band, DBFC, François Lung, Rizan Said, Lonely Band et Lispector.

Dès notre arrivée, on s’est (re)chauffés avec la voix lourde de Lonely Band, qui s’égare parfois dans des aigus sensuels. Durant son set il nous a déroulé des paroles de lover, nous a transporté dans son univers ouaté et ses élans passionnés.

Ensuite, on a sautillé avec le songwriting délicat et pop sophistiquée de Francis Lung. Le projet de Tom Mcclung, matelot pour les déjantés Los Porcos et ancien bassiste de Wu Lyf. Il nous a livré un set touchant, avec des titres à l’étrange mélancolie, à la colère rentrée et au romantisme idéaliste.

On a vécu un interlude sympathique avec la pop lo-fi tendre, addictive et voyageuse de Lispector. Stakhanoviste de l’enregistrement de salon, Julie Margat, élabore depuis une vingtaine d’années sa révolution silencieuse sous forme d’instantanés pop bricolés.
LIspector – Romantic Music from Lispector on Vimeo.

Puis, on a transpiré au son de notre coup de cœur, Dollkraut, ce groupe hollandais mêlant pop, kraut et musique électronique. Tout tient dans le pouvoir envoûtant de leurs synthés et leurs mystérieuses mélodies, à la fois joyeuses et angoissantes. Ils ont acceptés de venir en France spécialement pour le MOFO ce qui nous a ravit.

On a fini par se rendre sourd en chantant à tue-tête et en dansant devant les enceintes avec DBFC. Le quatuor qui excelle sur scène nous a offert une maestria sonore mélangeant les transes de la musique de club, les divagations mentales de la pop psychédélique et les lames du rock. 

Pour cette 14ème édition, le MOFO n’a pas manqué sa promesse et nous a offert une soirée à l’alchimie parfaite. Faites que ce lieu pour l’imagination artistique et citoyenne puisse garder son toit, et continuer à nous abreuver de pépites venues d’ici et d’ailleurs.

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Victoire Chabert

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