Pop / Rock

We hate you please die, Mais pas tout de suite

We hate you please die, Mais pas tout de suite

06 février 2020 | PAR Pierre Poughon

La petite scène de La Boule Noire accueillait hier une de ces pépites dont regorge la scène de punk rock français. Et c’était fou.

On a découvert We hate you please die (WHYPD c’est plus facile) aux détours de pas mal de premières parties. Le quatuor montait à chaque fois sur scène, un peu intimidé. Mais dès que sortaient les premiers accords, rapidement les peurs se font oublier. On reconnaît dans leur son une tonne d’influences, Ty Segall en premier abord, mais pas que. Leur style, punk rock dynamité à grand coup de fuzz est électrique. On oublie pas quelques petits grains de pop, pour rentre le truc dansant, et on retrouve la fusion WHYPD. C’est brut, c’est direct, c’est le bordel, mais le bordel qu’on aime. Avec un seul album sorti en 2018, on attend plus de contenu du groupe. Il n’empêche, Kids are Lo-Fi met une claque. Comme premier opus, c’est vraiment fou. On le sent vraiment fait avec les moyens du bord, une sorte de concentré de ce qu’il est possible de faire avec peu. Ça rend vraiment bien, c’est groovy, c’est punk, ça danse, ça claque, c’est We hate you please die. Avec un nom comme ça, rien de plus intéressant, c’est clair. Reste plus qu’à se plonger dans leur univers, découvrir leurs influences, et se rendre compte que ce qu’ils font avec, c’est très pro.

Parfaitement rempli, La Boule Noire fume. Le public, jeune et moins jeune, se hiérarchise rapidement en fonction de la fameuse question « pogos ou non ? ». Tout le monde sait pertinemment comment ça va commencer, et comment ça va finir. En parfaite parité, les deux guitaristes, la bassiste et la batteuse s’avancent. Les rouennais, potes des MNNQNS, sont clairement là pour tout retourner. Le leader est en feu, ses pairs le back à merveille. Le métronome s’affole, la crash s’embrase, les accords fusent, la fuzz claque. Rapidement, le leader, une fois débarrassé de sa guitare au gré des sons, s’invite dans la fosse pour déverser son énergie à un public déjà conquis. Son classique. Mais ça marche parfaitement. Ce qui saute rapidement aux yeux c’est la frénésie avec laquelle leurs sons sont composés et exécutés en live. Une performance, rien d’autre. Voire même une transe, si l’on se focalise sur les yeux du leader par moment. Clairement, leur rock, c’est l’essence même du rock garage. C’est de la pure énergie, ils font ça pour eux, ça se voit, ça se sent, et le public répond à grands coups d’épaule sur son voisin. On n’en demande pas plus. S’amuser sans trop se prendre la tête.

Crédits Photo : Cover de We Hate You Please Die – Kids are Lo-Fi

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