Pop / Rock
Wallows, l’Indie Rock Boys Band à la Maroquinerie

Wallows, l’Indie Rock Boys Band à la Maroquinerie

15 juin 2019 | PAR Pierre Pouj

La Maroquinerie accueillait hier un nouveau genre de groupe, cet espèce de Boys Band du fait d’un des membres, mais sans vraiment savoir s’ils sont la grâce à lui, ou grâce à eux.

« – Oh mais mec, c’est connu ca ! Le mec il est connu, je te jure ».
Ça c’est un de mes colocs après leur avoir montré ce qui était au programme de La Maroquinerie le lendemain, ce vendredi.
« Le Mec » en question c’est un des acteurs de 13 Reasons Why, Dylan Minnette, un carton de Netflix. Apparemment (ou comment prendre un coup de vieux à 23 ans).
Pourtant Wallows, le groupe du « Mec » c’est un trio californien qui traine depuis un moment pas loin, dans pas mal de Playlists. Surtout après le single Pleaser, première sortie officielle du groupe, datant d’Avril 2017.
En fait, Wallows, c’est un peu le son en vogue. Du rock ? Pas vraiment. De la pop ? Oui mais pas que. C’est cette espèce de mouvance dont le pote qui écoute du bon gros rock qui tâche dira « ouais en vrai ça passe. Mais pas toute une soirée », et celui qui fait des rooftops chaque vendredi et samedi dira « ça passe bien ». Caricatures, caricatures.

En vrai, ce trio propose de l’Indie Rock bien léché. On y retrouve tous les ingrédients qui font que ce genre reste irrésistible dès la première écoute. Ça claque, ça danse, ça se retient, c’est cool. Vraiment cool.
Le trio de L.A. (deux guitaristes/chanteurs) et un batteur (backeur à ses croches perdues) est rejoint en live par un bassiste, un clavier, et, parfois, un trompettiste. Ils envoient autant de poésie que le suggèrent leurs différents enregistrements. Le premier et dernier LP en date, Nothing Happens, chez Atlantic Records, sorti le 22 mars dernier, en témoigne. Sans forcément trop se forcer, le trio gère et donne de la voix, du synthé et de la guitare, sur une batterie et une basse simples mais efficaces.

 

Le « hic » reste le public
Est-il ici du fait de Dylan Minnette ou du fait de Wallows ? Sincèrement, le débat reste entier, mais 50/50. Et en vrai, au pire, on s’en foutrait pas un peu ? Au mieux, ça fait découvrir un genre différent à toute une partie de la population, et ça fait des salles de concerts pleines. C’était le cas de La Maroquinerie.
Le pire, c’est que l’ambiance est de mise. Les gars sur scène en jouent, savent que leur fanbase est pas forcément l’habituel, en témoignent la mer de smartphones et les WOOOOOOO dès que quelqu’un gratte une corde ou sort une voyelle dans le micro. Ils aiment ça, ça se sent, cette image limite de Boys Band nouvelle generation leur colle à la peau.
Mais que faire, les gars gèrent, sont à fond, profitent. La musique est dansante, tout le monde passe sa meilleure soirée. Vraiment de la good vibe à la folie. C’était cool, mais à voir s’ils gèrent autant sans une fanbase qui connait toutes les paroles par cœur.

 

Crédit Photo : pochette de Wallows – SPRING EP

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