Pop / Rock

The Sunflowers: Quand la fine fleur du rock psyché d’Europe toque à la porte

The Sunflowers: Quand la fine fleur du rock psyché d’Europe toque à la porte

22 octobre 2018 | PAR Pierre Poughon

Entre rock psyché et punk, The Sunflowers, accompagné des Black Boys On Moped, ont imposé leur style à l’Olympic Café hier soir.

Venants tout droit de la Californie Européenne, le Portugal (c’est eux qui le disent), nous voilà devant un duo aux influences psych punk.
Avec déjà deux albums et plusieurs EP à leur actif, en seulement quatre ans, Sunflowers a su nous montrer leurs influences plus que diverses. Leur premier album, plutôt punk, dont on devine les quelques influences psych à la Thee Oh Sees ou King Gizzard, nous invite dans une quête pour trouver le Cowboy Rouge, au travers de 12 chansons à la fois punk, garage, skate rock. Dans le second, les influences de Dwyer ou des rois australiens vont se renforcer, nous donnant quelques monstres comme The Siren, ou Castle Spell. L’expérimentation comme veine principale de cet album, derrière une overdose salutaire de pédale fuzz, nous amène dans un monde où taper du pied reste une bien maigre catharsis comparé à la dose incroyable d’énergie que l’on reçoit au fil des chansons.

En live, le duo, un guitariste/chanteur et une batteuse, s’accompagne d’un bassiste. Les 3 portugais s’acharnent à nous fournir ce qu’il se fait de mieux dans l’univers du rock psyché. Durant plus d’une heure, l’énergie contenue dans leur son se propage à travers nos corps, nous, simple mortel, rendant ce set déchaîné et salvateur.

Supportés en première partie par les français Black Boys On Moped, ces derniers nous ont offert une première partie digne de leur rang. En tant que force montante de la scène garage française, le duo rennais, encore une fois un guitariste/chanteur et un batteur (il en faut peu pour être heureux), a assuré le show. Malgré un batteur « en intérim » (c’est lui qui le dit), le chanteur, d’une voix incroyable (vraiment, je pèse mes mots) a réussi à nous emporter dans leur monde aussi punk qu’envoûtant dépeint dans leur premier album, sorti cette année. Le « vrai » batteur, d’origine donc, rejoindra son acolyte sur scène pour la release party du prochain album de Johnny Mafia le 30 novembre (vraiment hâte d’y être, l’album sort dans quelques jours). On y sera, en espérant retrouver d’autres fans enthousiastes à l’idée d’une scène française composée de joyaux sous-côtés.

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Pierre Poughon

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