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The Prodigal Son : Les standards du blues transcendés par un Ry Cooder en très grande forme !

The Prodigal Son : Les standards du blues transcendés par un Ry Cooder en très grande forme !

21 septembre 2018 | PAR Jean-Christophe Mary

Fine lame de la guitare blues et compositeur de musique de film pour, entre autres,  Wim Wenders, Ry Cooder est de retour avec The Prodigal Son, un nouvel album aux sonorités blues, gospel et bluegrass très roots. Une belle découverte à se mettre entre les oreilles avant l’Olympia prévu le 21 octobre prochain.

Ry Cooder. Rien que le nom claque aux oreilles… Connu pour ses musiques de films avec Wim Wenders et le retour du Buena Vista Social club, le guitariste spécialiste de la slide guitare est avant tout un grand auteur de chanson. A ces débuts dans les  60’s, que se soit avec Arlo Guthrie, Randy Newman, The Everly Brothers, Neil Young, Jackson Browne, Van Morrison ou pendnant carrière solo, le musicien a constamment redéfini les limites du blues. Aujourd’hui, Ry Cooder reste Ry Cooder et plutôt que de fouiller dans la musique électronique et la surproduction, ce surdoué de la guitare se concentre sur l’essentiel, l’émotion que procure les chansons. Ce nouvel album essentiellement composé de reprises de titres traditionnels de Blind Willie Johnson, William L. Dawson Pilgrim Travellers ou  Carter Stanley est renforcé de trois titres inédits co-arrangés par son fils Joachim Cooder.

Le maître passe ici de la guitare, à la basse, du banjo à la mandoline ou aux claviers. Parmi les pépites, on retiendra cette version suave toute en douceur du « Straight Street » de James W. Alexander, ce gospel blues habité  » Nobody’s Fault But Mine » de Willie Johnson, immortalisé en d’autres temps par un certain Robert Plan, soit 6,08 minutes d’une intense prière. Dès les premières mesures de « Everybody ought to treat a stranger right », le ton blues est donné. « Shrinking man » réveille de vieux souvenirs. On y retrouve ces inspirations rock bastringue et bluegrass tirées des musiques populaires anglo saxonnes peuplée de guitares déglinguées. « Gentrification «  comme son nom l’indique est une satire de la société américaine sur fond guitares africaines, rythmées par les sonorités du kalimba, de cloches et de voix sifflées. Ce disque est fortement conseillé aux amateurs d’americana et autres amoureux de guitares slide. Ry Cooder sera pour un soir et seul à l’Olympia le 21 octobre prochain. Pensez vite à réserver.

Jean Christophe Mary

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Jean-Christophe Mary

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