Pop / Rock

The Murder Capital et leur Epoustouflante Performance

The Murder Capital et leur Epoustouflante Performance

11 février 2020 | PAR Pierre Poughon

Le quintet irlandais était de retour sur Paris pour un set court mais iconique, représentant leur essence même, toujours dans l’émotion et l’énergie.

Décidément, l’Irlande devient un fief du punk rock, post punk. En voilà un nouvel exemple avec The Murder Capital. Le quintet est une vraie révélation. Leur premier album, When I Have Fears, est une tuerie. La simplicité est le mot d’ordre de cet opus. Et pourtant, rien n’est plus efficace que ce procédé. Le message touche directement le cœur, et l’on en reste parfois bouche bée. Le chanteur parle plus qu’il ne chante, rappelant Ian Curtis, leader défunt de Joy Division. Le leader du groupe du soir s’emploie, à travers ses textes tous engagés, profonds, réfléchis, à créer une conversation, lancer une réflexion. Pourtant, quand on se renseigne sur le groupe, on se rend compte rapidement que, à l’inverse de la plupart des musiciens, ils tirent leur inspiration dans d’autres arts que la musique (le titre de l’album est un poème de John Keats, par exemple). C’est là la force du groupe, il ne rentre pas vraiment dans une case particulière, créant simplement ce que les cinq irlandais aiment. Et le résultat correspond à un son absolument noir, chaotique, profond et puissant. Parfois, le punk intense laisse place à des parties instrumentales longues et calmes, parfois le chant se tient en deux mots ou en poèmes impressionnant de complexité. The Murder Capital suscité un engouement, et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi.

Il était difficile de trouver une place hier soir au Café de la Danse. Plein à craquer, chaque recoin était un spot potable pour pouvoir espérer apercevoir The Murder Capital. C’est dire l’attrait, la hype, qui déferle sur ce groupe irlandais. Dans un set extrêmement court, à peine 45 minutes, mais intense au possible, le quintet était époustouflant. Époustouflant dans l’émotion émise à travers l’exécution de leurs œuvres, tout comme dans l’impressionnante facilité avec laquelle ils performent. En passant par tous les états, des chansons punks à pogo, des chansons intimes et calmes, des parties progressives, le concert demeure complet. La poésie de leur musique est mise en exergue au travers de leur set, et surtout de la prestance des hommes du soir, particulièrement du leader. On sent que ces musiciens vivent leur musique comme un exutoire, et c’est communicatif. Le public suit les ambiances, observe religieusement, danse furieusement, goûte pleinement à ce dont est capable The Murder Capital. Et dire qu’ils n’ont sorti que leur premier album.

Crédits Photos : Cover de The Murder Capital – When I Have Fears

Retour sur Massin, maître de la typographie et du graphisme
Yael Naim finit sa résidence aux Bouffes du Nord et part en tournée !
Pierre Poughon

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *