Pop / Rock
Sum 41 et La Nostalgie

Sum 41 et La Nostalgie

18 janvier 2020 | PAR Pierre Poughon

L’un des plus gros groupes du début des années 2000 est de retour à Paris pour défendre son dernier album et raviver la flamme du passé.

Quand on parle de Sum 41, C’est le retour direct aux années 2000, avec cette mouvance de rock punk aux accents pop. Le rock du barbecue, le rock d’American Pie, le dernier rock vraiment populaire. Les quatre canadiens, maintenant cinq, sont le genre de groupe à la taille improbable. Taillés pour les stades, les zéniths, et les headlines des plus grands festivals du monde, dès 2001 et la sortie de leur deuxième album All Killer No Filler (le premier, sorti un an plus tôt, n’a pas eu le même effet), leur réputation est sans appel. Dans cette génération de grands groupes où ils se sont frottés à Green Day, Limp Bizkit ou encore The Offspring (entre autres), leur style dénote. Combinant du rap, du rock, du métal, et de la pop, ils ont toujours su marcher sur le fil de la popularité sans jamais renier leurs origines. C’est aussi la critique qu’on peut leur faire. Ils n’ont jamais réussi à vraiment se réinventer, et on peut clairement statuer qu’ils vivent et surfent sur le succès de leurs quatre premiers albums. Les singles monstres comme « Fat Lip », « Still Waiting » ou encore « In Too Deep » sont le genre de titres qui ont bercés la crise d’ado de la génération des années 1990, et ils savent en jouer. On peut quand même souligner les efforts fait pour Order In Decline, le dernier opus et huitième du nom sorti en 2019, qui a le mérite d’être complet, de souligner toutes les influences et ce qui fait que les Canadiens sont encore sur le devant de la scène. C’est un album engagé, politisé, fourré de solos du guitariste historique du groupe, sur des arrangements calibrés et quand même plus hard rock sur les précédents.

Le Zenith était plein à craquer. Il était presque impossible de se faufiler dans la fosse, remplie d’une masse compacte de jeunes et moins jeunes, pour la plupart portant fièrement un t-shirt du groupe. Les fans hardcore sont bien présents ce soir. Quand enfin le quintet s’élance sur scène, le show démarre. On peut clairement parler de show, parfois millimétré, préparé peut-être à outrance, on sent le groupe habitué aux énormes salles. Véritable showman, le frontman, Deryck Whibley, harangue la foule, tantôt demande de chanter, sauter, sortir les flash des téléphones et ainsi de suite. Clairement, l’ambiance est là. Rapidement, la fosse se transforme en un moshpit géant au gré des chansons. Leur set est étonnamment complet, les vieux classiques se mélangent aux chansons plus récentes, les riffs métal laissent parfois la place à du piano ou de la folk. Les cinq stars donnent le show. Et ça fonctionne. Chacun crie à qui veut l’entendre les chansons devenues parfois hymne d’une génération. Quand viennent les classiques, l’ambiance devient électrique. Malgré un set un peu trop millimétré, le concert est une pure perfection pour les fans hardcore comme pour les plus novices.

Crédits photo : Cover de Sum 41 – Order In Decline

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