Pop / Rock

Shame : Le Rock Pur

Shame : Le Rock Pur

15 décembre 2018 | PAR Pierre Poughon

Shame a retourné l’Elysée Montmartre hier soir lors d’un concert de pure énergie, mettant fin à une tournée mondiale à la hauteur du talent des jeunes hommes.

Shame c’est la révélation de l’année. Shame c’est tout ce que le rock anglais peut produire de mieux. Cinq garçons à peine majeurs ayant sorti un des meilleurs LP rock en 2018, Songs of Praise fût acclamé par les critiques, Rough Trade l’a même qualifié de meilleur album de l’année. C’est dire si ces jeunes ont du talent. Avec un rock sans fioritures, droit et efficace, quelque peu novateurs, avec cette touche d’humour caractéristique des groupes anglais, sans jamais sortir des sentiers battus, on arrive à découvrir de l’énergie pure. Backé par son bassiste, le leader crie plus qu’il ne chante. Il suffit d’écouter Concrete pour apprécier la synergie des deux chanteurs.

Avec des chansons parfois loufoques (The Lick), parfois engagées (Visa Vulture), parfois carrément des hymnes (One Rizla, Gold Hole), un ender magnifiquement long (Angie), cet album explore tous les recoins de leur talent brut. Les londoniens, sur scène, sont solides. Dès la première chanson, le leader a rejoint ses fans transis. Ça annonçait une soirée de folie. Et c’est ce qu’il s’est produit. Dans un Elysée Montmartre noir de monde, le set fût intense, agrémenté même de trois nouvelles chansons inédites (il faut avouer qu’elles étaient un peu molles, après, personne ne les connaissait).

Mais, à part cette petite ombre au tableau, ce concert à Paris fût un succès. De plus, cette date était leur dernière de l’année. Le chanteur nous a même confié que c’était cette date sur plus d’une centaine qu’il attendait le plus de toute la tournée. C’est dire si l’énergie était au rendez-vous. Ces anglais portent le rock du bout de leur bras, il faut absolument les voir pour se rendre compte que le rock n’est pas mort. God Saves Shame

Ainsi font font font les jolies marionnettes de Michèle Anne De Mey et Jaco Van Dormael à la Scala
« Un dieu un animal », transposition enivrante d’un texte splendide
Pierre Poughon

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