Pop / Rock
La Release Party pleine d’émotions d’Inner City Basement

La Release Party pleine d’émotions d’Inner City Basement

11 décembre 2021 | PAR Pierre Pouj

Inner City Basement a posé hier soir ses guitares et ses idées noires le temps d’un concert aux différent.es couleurs et sons, tout cela pour fêter la sortie de leur tout premier EP, Colour & Sound.

Quoi de mieux qu’un jeudi soir à écouter du post punk dans cet amour d’espace B ? On y était hier pour la release party d’un EP sorti le 22 octobre dernier, Colour & Sound, d’Inner City Basement. Un premier single a déjà fait son entrée dans nos colonnes ici, tandis qu’un second clip vient d’être dévoilé, et voici déjà le quatuor parisien aux commandes de leur propre concert. Pépite d’un post punk noir, profond et prenant, Inner City Basement monte sur la scène de l’Espace B pour défendre son projet et son audace, son post punk et sa dream pop.

Pour commencer cette soirée, on découvre la première fois en solo de Roland Décembre. Avec pour seule compagnie sa guitare au son clair, parfois accompagné d’une boîte à rythmes, voici donc un artiste ici pour « se mettre à oilpé », ses mots, pas les nôtres. En effet, déballant dans un set très court, d’une demi douzaine de chansons en français, notre chanteur raconte sa rupture amoureuse. Touchant, liant la plupart de ses morceaux par une petite pointe d’humour, l’artiste se dévoile, et ça fonctionne. Devant une audience déjà conquise (principalement composée de ses potes), il finit même par ponctuer son set d’une reprise de Succès Fou de Christophe, avant de revenir, sous la pression générale, pour un rappel tout aussi touchant et calme. Un set tout doux et mélancolique pour commencer, et ça fait du bien.

Puis vient Janvier. Quatuor composé de deux membres du groupe rouennais MNNQNS, dont on ressent forcément une certaine influence, leur prestation nous laisse sur un sentiment mitigé. Leur univers est assez minimaliste, tournant entre le psychédélisme, le post punk ou le garage. Sur une bonne partie de leur set, le chanteur modifie sa voix, rajoutant ainsi au set une certaine bizarrerie. En dent de scie, certains morceaux convainquent tandis que d’autres laissent parfois interrogateurs. Les harmonies se mêlent ici aux guitares, rythmes lents ou rapides, le tout paré d’une certaine mélancolie. A découvrir malgré tout.

Pour terminer cette soirée, on retrouve notre groupe phare du soir, Inner City Basement. Devant un public épars mais conquis d’avance, le quatuor ouvre son set. Court, simplement composé de leur EP et de trois nouvelles chansons, il n’en reste pas moins à l’image du groupe. Noir, profond et sans détour, on est à la fois pris.e par une certaine tension, ou touché.e par les mélodies proposées par nos quatre protagonistes. Pour un set court, tout en maîtrise, on reste un peu frustré de ne pas pouvoir découvrir leur univers d’une plus ample mesure. Hâte de voir où va nous mener cette mélancolique aventure au gré de leur prochaines sorties.

Crédit Photo : cover de Inner City Basement – Colour & Sound

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