Pop / Rock

Etienne Daho à l’Olympia : Une messe noire électrique et tendue et de réels moments de grâce

Etienne Daho à l’Olympia : Une messe noire électrique et tendue et de réels moments de grâce

03 décembre 2018 | PAR Jean-Christophe Mary

Dans la foulée de sa prestation au Pitchtfork Music Festival en novembre, Etienne Daho était pour cinq soirs dans un Olympia (sold out) avec un show  electro pop rock où guitares et machines tenaient la première place.

Il est 21h00, ce samedi 01 décembre. Les lumières se tamisent alors que des néons rouges embrasent la scène. Les cinq musiciens entrent un à un arborant chacun le loup noir du justicier masqué. Des coulisses, le chanteur entonne les « Filles du Canyon » et apparaît  micro à la main marquant la première surprise de la soirée.

Dans la salle l’ambiance est aussi chaleureuse que bonne enfant. Etienne Daho, 60 ans et physique d’éternel jeune premier, en blouson jean jeans et bottines noirs, livre ses chansons d’une manière brute, plus rock. Les dernières chansons s’inscrivent dans la pure tradition electro pop des 80’s ce qui donne au concert ce coté magique et intemporel. Le charme opère et le public debout dès le premier titre. Daho passe en revue les titres de son dernier « Blitz » parmi lesquels « Les filles du canyon, Le jardin Les flocons de l’été, Chambre 29 L’étincelle, Après le blitz sans oublier les classiques qui fonctionnent comme un juke box des 80’s et des 90’s « Le grand sommeil, Week-end à Rome, Sortir ce soir, Des attractions désastre, Tombé pour la France et Épaule Tattoo ». La musique est nourrie de guitares saturées, de loop de batterie servis par de puissants arrangements electro signés de son directeur musical et claviers, Jean-Louis Pierot. La magie opère encore plus fort  sur « Arnold Layne « (reprise de Pink Floyd) et « Chambre 29 » en hommages à son idole de jeunesse Syd Barett et sur le magnifique « En Surface » de Dominique A et. Ce soir, les mélodies limpides font mouche les unes après les autres sans quasi aucun temps mort jusqu’à « You’re like a summertime »,  excellente reprise d’Ultra Orange & Emmanuelle Seignier. En rappel, on aura droit à un final des plus élégants avec les magnifiques « Bleu comme toi », « Nocturne » en duo avec Jade Vincent du groupe Unloved. Le concert s’achève sur « Ouverture » toujours aussi émouvant. Superbe.

Jean-Christophe Mary

 

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