Pop / Rock

Interview des Johnny Mafia, les génies de Sens

Interview des Johnny Mafia, les génies de Sens

03 décembre 2018 | PAR Pierre Poughon

Avant leur -incroyable- Release Party CE vendredi à La Maroquinerie, nous avons eu l’occasion de parler avec les Johnny Mafia. Entre bières, second degré et humilité, rencontre avec quatre gars incroyablement sympas (même si seulement trois ont parlé).

Comment vous composez vos musiques ?

Fabio : On fait avec des couleurs et des chiffres
Théo : Y’a Fred qui nous donne une image, on taff là dessus, avec un paperboard, et puis voilà ! (Rires)
Fabio : Ca vient du coeur, des tripes, et puis voilà.
Théo : Nan en vrai, y’a quelqu’un qui ramène un riff, et ensuite chacun amène sa patte, on travaille là dessus. On a pas forcément de méthode particulière.

Pourquoi le nom Les Princes de l’Amour ?

T. : C’est par rapport a la téléréalité sur  W9. On aime bien l’émission. Y’a des jolis filles, des histoires croustillantes. Et du coup, voilà on aime bien.

Il parle de quoi cet album ?

T  : Y’a pas forcément de thématiques principal. Ça parle un peu de tout. On a titre, secret story, c’est un vieux titre, qu’on avait sorti déjà bien avant. On l’a pas vraiment retravaillé, à part des petits chœurs qu’on a rajoutés
F. : On était tellement en avance quand on l’a fait qu’on s’est dit qu’on aura toujours un peu d’avance. C’est du garage 2020, quoi. On a encore deux belles années devant nous.

Je vous ai déjà vu deux fois en concert à Clermont. La seconde fois, l’un de vous avait dit « merci de taper des pogos, ça nous donne confiance en nous ». Avec ce nouvel opus, vous avez plus confiance ?

T. : Ca devait être moi, ouais
F. : En vrai ça dépend des fois, là, c’était plus une jolie manière de remercier les gens qui avaient l’air enthousiastes.
T. : Sincèrement, je pense, comme tu fais pleins de concerts, plus ça vient. Tu sais au début du groupe j’étais tout timide, quoi. Et c’est le genre de truc où, faut parler entre les morceaux évidemment..
F. : Ouais c’est plus lié à la scène, à l’interaction avec le public.

Et du coup, pourquoi Blue Orchid et Black Boys on Moped pour la release party ?

T. : On Les connait pas, non, complètement au hasard (rires)
William : En fait on a une trentaine de groupe qui nous ont contactés sur Facebook
T. : On a fait un tirage au sort.

W. : On a pris ceux qui prenaient le moins cher, deux duos, on s’est dit ça coûte pas cher, donc c’est bon (rires)

T. : Nan en vrai c’est des supers groupes, des bons potes. On les connait depuis un bon moment
W. : Dès qu’on a l’occas de faire des concerts avec eux régulièrement, plusieurs fois par an, et on les adore, donc voilà
T. : C’est assez rare qu’on puisse choisir, donc dès qu’on peut, on fait jouer les potes

Qu’est-ce que vous pensez de la scène rock française actuelle ?

T. : Y’a une bonne scène rock, j’pense a pleins de groupes, les blacks boys a Rennes, blue orchid a Clamsy, triceps a Nantes, kaviar special a Rennes aussi, y’en a pas mal a Sens surtout.  Sens capitale du monde !

J’ai l’impression que vous êtes un peu une espèce de figure de proue de ce renouveau de la scène rock française, vous le ressentez ça ?

T. : Tous les groupes que je viens de citer la, on est tous assez différents, donc une figure de proue de notre groupe et pas plus
F. : Y’a les darons encore, les tauliers

 

Vous avez signé à l’étranger, chez Dirty Water, et vous aviez le premier producteur des Whites Stripes c’est ça ?  Il est sympas ?

T. : Ouais, Jim Diamond, ouais. C’était leur producteur pour leur deux premiers albums. C’est une crème
F. : C’est un tonton, quoi. Il parle pas beaucoup mais il a une belle voix grave qui te met en confiance

Vous avez prévu tourner beaucoup avec cet album ?

T. : Moins que l’an dernier, quand même
W. : Il vient de sortir, on va voir !
T. : On tourne jusqu’à fin décembre un peu partout en France, on a des pistes pour aller a l’étranger, au Canada peut être

Vous faîtes des trucs a côté, ou la musique c’est votre seul revenu ?

W. : Théo il travaille, du coup il vit, et nous …
T. : Moi j’ai un vrai salaire, j’fais que de la musique, j’enregistre des groupes a côté. Y’a Fabio qu’était intermittent l’an dernier… En gros on gagne pas trop notre vie grâce au groupe
F. : On peut pas compter dessus quoi
W. : Moi t’sais l’argent, je trouve ça vulgaire (rires)

Dernière question, c’est quoi votre album préféré de 2018 ?

W. : Ouais le dernier Broncho
T. : Ah ouais c’est vrai, moi aussi. C’est d’ailleurs un des seuls que.. j’ecoute pas beaucoup de musique en ce moment
F. : Rendez-Vous ! Le premier album de Rendez-Vous
T. : Le nouveau de Not Scientist aussi

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Pierre Poughon

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