Pop / Rock

Drenge, Les Frères Loveless

19 avril 2019 | PAR Pierre Poughon

Hier soir, dans un Nouveau Casino pas si plein que ça (malheureusement), les frères Loveless ont éclaté un concert absolument parfait, et sans fausses notes.

 

Drenge c’est deux frères, les frères Loveless, venus tout droit d’une petit village d’Angleterre du nom de Castleton. Rory et Eoin ont formé Drenge (garçons en danois) dans leur adolescence. Dans un son grunge, avec des racines blues rock, leur premier album, self-titled, sorti en 2013, a fait grand bruit. Avec le magnifique Fuckabout, entre autre. Ils ont commencé à tourner, à devenir l’u des plus gros noms sur la scène anglaise et internationale.

Sans jamais se détourner de leurs origines, leur deuxième album, Undertow, sorti deux ans plus tard, continue dans cette même voix, avec un son un peu plus punk. On découvre par exemple We Can Do what We Want, ou The Woods, des sons résolument énergiques en taillé pour les plus grandes scènes à travers le monde. Après une pause de quatre ans les revoilà en février 2019, avec Strange Creatures. Cet album, comportant des sons tout aussi rock, les voilà avec un peu plus d’expérimentation. N’hésitant pas à s’appuyer sur des sons électroniques, et l’usage d’un saxophone, certains de leurs sons sont plus calmes, plus poétiques (When I Looke Into Your Eyes, Prom Night).

Sans jamais perdre leur petit côté de spleen (Strange Creatures) qui fait leur charme, ils accentuent leur tendance à devenir quelque peu plus mélodieux et plus sentimentaux. Ce qui ne leur empêche pas de produire des sons ravageurs. On retient This Dance, chanson courte, faite pour les stades, ou Bonfire Of The City Bones, on reconnait ce qui fait Drenge, depuis le début, l’énergie.

Sur scène, la salle pas forcément pleine ni chauffée comme on l’aurait pensé n’a pas empêché les frères Loveless, accompagnés d’un bassiste et d’un guitariste/claviste, de produire une prestation magistrale. Eoin, le chanteur/guitariste a proposé, en transe durant la plupart de leurs sons, une performance improbable. Enchaînant les danses dès qu’il a pu se défaire de sa guitare, sa voix, si particulière, était au sommet de son art. On se rend compte que son frère, Rory, est un batteur de talent. Son talent est impressionnant et détient les bases de son groupe. Au travers d’un set complet (malgré l’absence de Fuckabout), retraçant le meilleur du groupe et de leurs trois LP, ils ont géré, amenant tous les côtés qui font que ce groupe est génial.

Son spleen prenant, son énergie débordante et sa maîtrise totale de leurs sujets. C’est pour cela que la salle s’est petit à petit chauffée pour devenir un pogo hors de contrôle et ravageur. C’est là que se trouve la force des deux frères, leur énergie est communicative et se transmet rapidement à n’importe quel individu, pour le plus grand plaisir de tous. Hâte de les revoir, très vite on espère.

Crédits Photos : Pochette de Drenge – Strange Creatures

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