Pop / Rock
[Chronique] « Islander », troisième album de Bernhoft – Niveau : intermédiaire

[Chronique] « Islander », troisième album de Bernhoft – Niveau : intermédiaire

19 septembre 2014 | PAR Nausicaa Ferro

Pour son troisième album, Islander, l’artiste solo Bernhoft s’inspire de plusieurs styles… si bien qu’on peine à savoir quel est le sien.

[rating=3]

bernhoft-islander« Intermédiaire, c’est ni bon… ni pas bon » répond une candidate à un recruteur lorsqu’il demande à la jeune fille « Anglais niveau intermédiaire, ça veut dire quoi mademoiselle ? ».

Et bien cet album, est tout à fait intermédiaire. Ni bon, ni pas bon.

Sur les premiers morceaux (notamment « Wind Me Up »), les riffs de guitare, la voix, sont proches de l’univers de Prince (années 1983 à 1995)… d’autres titres comme « Don’t Let Me Go » ressemblent à ce que chantait Steevie Wonder dans les années 1980, parfois même, on croit entendre les Bee Gees dans les voix aiguës et doublées des chœurs.

« Ni pas bon » parce que la qualité du son est quand même là. C’est sûr, Bernhoft sait faire de la musique. En live, il parvient même à capter les foules. Néanmoins si on doit donner la couleur de cet album enregistré à l’île de Wight en Angleterre, on dirait que c’est le blanc, le blanc façon magasin de meubles suédois. C’est propre, c’est passe-partout, ça va avec tous les styles… mais ça manque cruellement de fond, de personnalité.

« Ni bon » parce que ça fait penser aux candidats des télé-crochets, parfois excellents sur scène, même bluffants dans l’art de bien chanter les chansons des autres… et puis quand vient leur tour d’imposer leur propre style… c’est la déception.

Produit par Paul Butler, Islander s’inspire de beaucoup de choses et peine à trouver son identité.

A noter, tout de même, deux chansons : « No Us, No Them » en duo avec Jill Scott et miracle, à la fin de l’album, la chanson qui relève (enfin) le niveau « I Believe In All The Things You Don’t ». Dans ce morceau final, Bernhoft chante d’une une voix mélancolique, sur un rythme lancinant et nous révèle l’émotion qu’on attendait en écoutant les dix titres précédents.


Bernhoff, Islander, 2014, KikitépeAS / Universal Music

Visuel : (c) pochette de Islander de Bernhoff

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Nausicaa Ferro

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