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Bass Drum of Death, ou l’art du garage rock américain

Bass Drum of Death, ou l’art du garage rock américain

11 mars 2019 | PAR Pierre Poughon

Le rendez-vous était donné samedi soir pour le retour de Bass Drum of Death à Paris, au Point Éphémère. Lors d’un set magistral, les américains ont régalé

Derrière un nom qui fait peur, (à chaque mention, on a le droit a des yeux écarquillés et des « t’écoutes ce genre de musique ? »), Se cache un seul homme, John Barret. Entre 2008 et 2013, on parle littéralement d’un one man band. Notre américain est partout, se charge seul de la composition (guitare, basse, batterie, chant) et tout ça avec le pire matériel possible, pour un rendu qu’il veut tout simplement bordélique. Et c’est le cas. Les deux premiers albums, monstres d’énergie et de garage rock, résument parfaitement cette philosophie si chère au garage rock basée sur un Fck It total. Puis, avec l’arrivée d’un batteur, le troisième album, Rip This, sorti en 2014, ressort un peu plus léché, mieux fini. Non sans perdre en énergie et riffs assurés, ce dernier perd un peu cette signature bordélique improbable.

Après 5 ans d’absence, les revoici sur le devant de la scène avec Just Business. Cette fois-ci, produit de A à Z, l’album annonce un changement de cap. Sans trop renier les origines du groupes, on sent quand même une cassure. Mais il n’empêche, cet album transpire, dès la première écoute, d’énergie, de garage et de tout ce qu’on aime chez Bass Drum of Death.

Fan absolu dès la première heure, le concert se devait d’être parfait pour éviter toute déception. Pire que ça, le concert était juste incroyable. Après une première partie vraiment pas mal, un trio de français avec une chanteuse et un chanteur tous les deux guitaristes accompagnés d’un batteur, voici un nouveau trio s’avancer sur scène. Accompagné d’un autre guitariste, on arrive à reconnaître Barret rien qu’à sa magnifique guitare bleue turquoise. Puis l’heure et demie suivante, indescriptible, passe si vite qu’on en regrette presque d’avoir cligné des yeux, et, de ce fait, avoir perdu quelques secondes de cet incroyable spectacle.
Les chansons s’enchaînent, avec quelques surprises du premier album, et toutes en live, sont d’une perfection totale. La setlist, absolument parfaite, déballe le meilleur du groupe, pour un concert efficace, rock, énergique et parfait. Les pogos s’enchaînent, l’énergie se décuple, tout pour plaire au groupe qui a l’air, lui aussi, de passer un moment incroyable. C’était génial

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One thought on “Bass Drum of Death, ou l’art du garage rock américain”

Commentaire(s)

  • PETIT

    Après m’être pris deux bonnes gifles à Lyon en 2013 au Clacson et en 2014 à l’Ayers Rock Boat, il aura fallu plus de 4 ans à John Barrett pour nous pondre un album et revenir jouer en Europe. « Stricly Business » n’est clairement pas au niveau de « RIP THIS » et de ces prédécesseurs, mais qu’importe, l’important pour BDOD c’est la scéne, et le concert au Sonic (Lyon) de la semaine dernière est bien là pour le prouver.
    1h10 à 200 à l’heure, ça slammait de partout Leur morceaux sont simples et mélodiques, mais quelle intensité et quelle puissance, ils me font penser un peu à Nirvana à leurs débuts. Bref, j’attends dèjà leur retour en Europe, en espérant ne pas attendre 4 ans cette fois-ci. Déjà un de mes meilleurs concerts de 2019 je pense (on est qu’en mars pourtant), après Idles qui m’a mis un bonne gifle aussi fin 2018 à l’Epicerie Moderne.
    Merci pour ton article sur leur concert au Point-Ephemère.

    mars 26, 2019 at 15 h 37 min

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