Musique

Petit tour à Solidays : sous le soleil exactement

28 juin 2010 | PAR Yaël Hirsch

Affiche royale, comme d’habitude, ambiance estivale et concerts à guichets fermés, les trois jours de Solidays 2010, les 25,26, et 27 juin dernier ont été un succès. Retour sur un samedi mouvementé.

Archive, Kasabian, Jamie Lidell, Florence and the machine, General Elektrics, Femi Kuti, Izia, Diam’s, Olivia Ruiz, Vanessa paradis, Jaques Higelin, M, Hindi Zahra, Trojan Sound System, Miss Kittin, ils étaient tous à Solidays, le week-end dernier. Sous 30 degrés à l’ombre samedi, nous avons essayé d’aller entendre quelques uns de ces grands artistes chantant pour la lutte contre le Sida à l’hippodrome de Longchamp.

A la sortie du métro Jean-Jaurès, les festivaliers en short ou haut de maillot de bain, munis de bouteilles d’eau et de rucksacs tranchent avec la population locale. Sous la chaleur écrasante de l’après-midi de samedi, le petit kilomètre qui sépare la bouche du métro de l’hippodrome de Longchamp prend des aspects de pèlerinage. A l’arrivée, ceux qui ont réservé il y a fort longtemps le pass 3 jours ont un bracelet qui leur permet d’aller et venir. Ceux qui n’ont pris des places pour la journée doivent rester dans l’enceinte « hippi »que. Le plus long n’est pas l’entrée assez bien organisée, mais la sécurité où de sympathiques bénévoles reniflent toutes les bouteilles sous un soleil de plomb pour dévisser les dangereux bouchons et pour repérer la vodka planquée dans la bouteille d’eau. Bonne idée : le programme est à 1 euros. Et l’on peut laisser plus pour faire le don que l’on veut.

 

En début d’après-midi, samedi, l’ambiance est plutôt calme et les festivaliers harmonieusement répartis entre les restaurants exotiques, les bars aux bières à 2 euros, les forums organisés par les nombreuses associations participantes et la mairie de Paris et les attractions comme le lâcher à l’élastique depuis une grue (voir photo). En revanche très vite dans l’après-midi, les fontaines d’eau de Paris semblent s’assécher, ce qui nous semble plutôt dangereux, vu la chaleur…

Les premiers concerts commencent vers 15h avec Paris Jeunes Talents, et nous avons la joie de découvrir l’afrobeat coloré de Fanga. Libérés du bac et autres obligations scolaires, les spectateurs ont déjà envie de danser, volontiers torse nu.

A 17h, Vanessa Paradis chante au « Dome ». Il aurait fallu faire la queue une heure avant et s’asseoir dans la paille sous le chapiteau rond pour voir ne serait-ce que les écrans qui montre l’ex-baby doll assise en tenue cabaret des titres anglais avec générosité et sourire. Les fans plus tardifs se contentent donc d’un son étouffé et concurrencé par le bruit de la scène « Domino » voisine. En se concentrant bien, ils peuvent deviner que la Paradis finit sur un « Be my Babe » applaudi. C’est la géniale chanteuse folk qui succède à Vanessa Paradis sous el « Dôme » et cette fois-ci, pas question de ne rien voir, ni rien entendre. pas le temps donc, d’aller entendre les BB Brunes à la scène « Paris ». On glane quelques notes sympathiques de « Jill is lucky » au « Domino », avant de prendre place trois bons quarts d’heures avant de concert au deuxième rang du futur concert d’Hindi Zahra. Pour des raisons techniques, le concert commence quinze bonnes minutes en retard et la belle chanteuse de « Beautiful Tango » doit reprendre son tube au moins trois fois, jusqu’à avoir une sortie de son correcte. Heureusement, Hindi Zahra repasse au festival de St Denis, le 2 juillet avant de s’envoler pour de nombreux festivals à l’étranger.


Hindi Zahra – Beautiful tango

Hindi Zahra – Handmade | MySpace Music Videos

Epuisés de chaleur et d’attente déçue, après quatre heures sur place et un concert plus deux demi-concerts, il faut bien renoncer à la glorieuse suite de cette soirée Solidays. Nous irons entendre Diam’s, Carmen Maria Vega, Jamie Lidell,  Jacques Higelin, Skip the Use et Miss Kittin, un à un dans des salles parisiennes à acoustique 100 % certifiée.

Finalement,avec son ambiance très sympathique, Solidays est une excellente idée pour ceux et celles qui veulent boire et bronzer en sachant que Vanessa Paradis n’est pas loin. Les amateurs de musique, en revanche, risquent de se trouver très frustrés : autant il est fantastique d’entendre de grands groupes dans des festivals à scènes carrées et grands écrans, avec la possibilité de s’éloigner tout en continuant à voir et entendre les artistes (Rock en Seine, Bourges…) autant les moyens limités de ce grand festival qu’est Solidays brade la qualité du son, au grand dam des mélomanes et des généreux artistes…

Sortie ciné : Splice
La Reine des pommes, une comédie française pas idiote chez MK2
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

4 thoughts on “Petit tour à Solidays : sous le soleil exactement”

Commentaire(s)

  • Dutot Kevin

    Ce mini reportage est ridicule… Mélomane et grand amateur de plusieurs groupes passés aux Solidyas 2010, j’ai passé le week-end entier à l’hippodrome de Longchamp et cette chronique ne rend en rien la qualité exceptionnelle de ce Festival. J’ai assisté samedi aux concerts suivants sans jamais attendre ni faire la queue : Fanga, Tumi and the Volume, Vanessa Paradis (je suis arrivé au milieu du concert et avec un peu de débrouille j’ai réussi à me foutre sous le dôme), Jil is Lucky, Hindi Zahra, Rodrigo y Gabriela, Jamie Lidell, Diam’s, Skip the Use, Miss Kittin’ et Missil… Voilà seulement pour la journée de samedi ! Et j’ai assisté à tous les concerts sans la moindre complication, du début à la fin. L’ambiance est décontracté, agréable et la qualité sonore n’est pas à remettre en question. Il y a eu un seul accroc sur Zahra et c’est tout… Le reste du temps c’était absolument impeccable. Rester 4h à un festival et s’en aller, cela n’a aucun interet. Si vous n’êtes pas capable de tenir quelques heures au soleil et de profiter de la musique dans le meilleur cadre imaginable alors effectivement rendez vous dans les petites salles parisiennes fréquentées par les bobos…

    juin 28, 2010 at 18 h 36 min

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