Musique

Nuits Sonores : un final Rolling Saône

Nuits Sonores : un final Rolling Saône

03 juin 2019 | PAR Rodolphe Pete

Dimanche a pris fin la 17e édition de Nuits Sonores à Lyon, le festival le plus important en France pour les musiques électroniques. Retour sur un final en forme d’apothéose…

Venu voir en délégation et même poser en photo avec le trio de djs du warm-up, le maire de Lyon, Gérard Collomb, a pu constater, comme les festivaliers, la réussite du closing de Nuits Sonores, dimanche à la Sucrière, sur les bords de la Saône. Sept heures pour conclure cinq jours d’une 17e édition marquée par une forte chaleur, des événements partout en ville, de jour comme de nuit, et quelques affiches très marquantes. 

Sur l’esplanade, l’Anglais Daniel Avery a déroulé un set de six heures, impressionnant de maîtrise, de variations et racontant l’histoire de la dance music, où on pouvait croiser par exemple Prodigy et New Order. Il a même débordé le temps imparti, pour le plus grand plaisir de ses fans. 

Dans la grande salle, le trio parisien Melody, Rohmi et Abi, du label RA +RE, a brillamment assuré trois heures d’ouverture devant un public bien présent avant l’arrivée des têtes d’affiche. Les trois grâces aux platines méritent d’être mieux connues pour un parcours qu’on espère long et epanoui.

A 18 h, les Italiens de Tale of Us faisaient monter la température avec leur son reconnaissable entre tous. Une musique envoûtante, profonde, lancinante, qui préfère installer une atmosphère plutôt que matraquer à coup de basses. Deux heures d’un voyage en première classe qui restera dans les mémoires. 

Du rêve à la rave, il n’y a qu’un pas, franchi allègrement par Pascal Arbez-Nicolas. Au lendemain de sa prestation au Sucre avec Rebeka Warrior et leur duo Kompromat, le Dijonais retrouvait son premier alias, Dima, celui qui l’a fait connaître dans les années 90, avant son explosion made in Vitalic. Un live sombre, puissant, sans fioriture, axé sur une efficacité maximale pour ne laisser aucun répit au dancefloor. Mission accomplie. Une belle conclusion pour un dimanche très agité, pas sage du tout. Mais, de toute façon, on n’est pas sage quand on a 17 ans… 

Rodolphe Peté 

 

 

 

 

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Rodolphe Pete

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