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Marcus King « El Dorado» : un album blues soul et pop remarquablement réussi !

Marcus King « El Dorado» : un album blues soul et pop remarquablement réussi !

24 février 2020 | PAR Jean-Christophe Mary

Vous aimez Joe Bonamassa, Gary Clark, Jr., Warren Haynes Lukas Nelson & Promise of the Real mais vous avez envie d’écouter du neuf, du moderne, de l’actuel ? Alors c’est le moment de découvrir le quatrième album de Marcus King !

Tout juste âgé de 23 ans , cette fine lame de la guitare publie ces jours ci un quatrième album blues soul et pop remarquablement réussi.

Marcus King remet au goût du jour une formule efficace qui depuis les 60’s a fait maintes fois ses preuves. Soit un rock brut, doté de refrains pop organiques qui prend solidement appui sur un mariage de voix et d’arrangements blues graisseux. Le guitariste chanteur a enregistré 12 titres au son lumineux et joyeux leur insufflant un zeste de country et surtout, surtout une belle âme soul. Pour ce faire, il a recruté de brillants songwritter tels Paul Overstreet, Ronnie Bowman et Pat McLaughln. Pour la réalisation, Dan Auerbach (Black Keys) apporte lui son univers et sa patte sonore : des guitares claires et épurées pour les couplets, qui mettent en valeur le lyrisme des voix pour finir par des éclats sonores gargantuesques. Dès le premier titre, ça commence doucement, juste guitare-voix. Puis la pedal steel et le piano entrent en action sans que l’on y prenne vraiment garde jusqu’à ce riff électrique de Gibson Lespaul qui déchire l’espace . L’attaque de la grosse caisse et de la guitare sur « The Well » puissant mélange à la Black Keys, ces harmonies vocales qui planent en apesanteur au dessus de la toile sonore donnent la tonalité pour le reste de l’album. Sur  » Wildflowers & Wine », une déchirante ballade soul, Marcus King redonne à la « soul  » cette dimension vintage qui n’a pas à rougir des grands soulmen black, les Otis Redding, Wilson Pickett et autres Sam Cook. Le jeu de guitare blues jazzy particulièrement accrocheur se marie admirablement avec le piano et les chœurs féminins. « One Day She’s Herre » aux guitares et aux basses funky dont la redoutable construction pop sur le les refrains rappelle le meilleur des Black keys ,devrait faire un carton en radio. Toujours dans la lignée soul / Rythm&Blues à noter « Beautiful Stranger » et l’émouvant « Sweet Mariona ». Ce dernier en particulier renvoie au « You Better Move On » d’Arthur Alexander par Willy DeVille. « Break » est un délicieux croisement de folk, de soul et de blues. Coté refrain catchy comment rester ne pas succomber à ce délicieux « Say You Will », blues rock primaire aux secousses énergiques et rapide. Là encore, l’univers Blak Keys. Et puis « Turn It Up » un titre chaloupé aux faux accents reggae doté d’un refrain accrocheur. Cela faisait longtemps que l’on avait entendu ce mélange de force brute et de volupté soul dans une production scintillante. Le son est riche ramène à une époque où le rock et le blues du deep south de Lynyrd Skynyrd. Les chansons collent à ce son rock blues qui transpire les racines profondes du sud tout en offrant des torsions modernes.Le reste st calibré sur le même model : les accords rêches de la Lespaul télescopent la basse batterie le tout renforcé par le soyeux travail des choristes. A mi-chemin entre soul et blues pop, les textes bien ficelés donnent aux compositions un caractère mûr et abouti. est un véritable disque de rock qui combine les expériences musicales bien au-delà du cadre blues traditionnel. Un album à découvrir en live le 01 Mars à l’Alhambra.

En concert le 01 Mars à l’Alhambra. 21, rue Yves-Toudic, 10e. Tél. 01 40 20 40 25. A 19h30. 35,65 €

Visuel : pochette

La playlist (re)quasi-frenchy
L’agenda culture de la semaine du 24 février 2020
Jean-Christophe Mary

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