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[Live report] Les Francofolies de La Rochelle : Bain de beats et de jouvence

[Live report] Les Francofolies de La Rochelle : Bain de beats et de jouvence

16 juillet 2017 | PAR Cedric Chaory

La jeunesse a envahi l’esplanade St-Jean d’Acre ce soir du 15 juillet. Il n’est que 19h et elle est déjà chauffée à blanc : « Ici, ici c’est La Rochelle », « Vous n’êtes pas fatigués, on n’est pas fatigués » scande la foule en attendant l’arrivée d’Ofenbach, jeune duo de DJ composé de César Laurent de Rumel et Dorian Lauduique.

Les deux amis parisiens ont connu le succès cette année avec leur titre Be Mine, morceau de deep-house teinté de sonorités rock, joué à la fin de leur set composé essentiellement de remix electro de titres festifs : Sex Machine de James Brown, Respect d’Aretha Franklin ou encore The Rythm of the Night de Corona. Mise en bouche parfaite pour une soirée qui promet d’envoyer du gros son.

Comme celui de Mat Bastard, ex-leader du groupe Skip The Use, boule d’énergie façon punk anarchiste bien décidé à foutre le dawa. « Quand on était punk, les Francofolies ne nous ont jamais reçu alors on a décidé d’écrire des chansons plus gentilles avec de beaux refrains et maintenant on est là ! ». Plus précisément c’est la deuxième fois pour Mat qui a déjà foulé la scène rochelaise en 2012 avec Skip. Toujours aussi charismatique, Mat fait ce qu’il veut de son public comme le faire exécuter un pogo géant (qu’il promet au pire mortel au mieux extrêmement douloureux) sur ses anciens titres (Ghosts) ou  ses nouveaux (More Than Friends) impeccablement chantés. On se demande d’ailleurs comment ce zébulon totalement déglinguos peut assurer sans fausse note un tel récital. À l’automne prochain paraîtra un nouvel album avec son groupe The NoFace composé Yan, Jay, Lio, Manamax accompagnés de la chanteuse Oma Jali. Can’t wait.

Passée la tornade Mat Bastard le soleil part se coucher. C’est le moment idéal pour retourner aux platines, mais en douceur, avec le jeune Petit Biscuit. Étoile montante de l’électro française, Petit Biscuit a su se faire une place dans le paysage musical et fait aujourd’hui vibrer le grand-public en alliant douceur et dynamisme dans ses titres à l’instar de son hypnotique Sunset Lover. Une guitare, un synthé, quelques voix modifiées suffisent à Petit Biscuit pour créer une atmosphère mystérieuse et poétique. Bluffant comment à bientôt 18 ans, Mehdi Benjelloun assure déjà comme un grand.

À la suite de cette pause enchanteresse s’ensuivent S-Crew et DJ Snake qui clôturent une soirée décidément plurielle compulsant électro, punk et rap. Une soirée définitivement taillée pour les Milleniums qui peine à faire oublier celle du 14 juillet. Question de génération sans doute.

Cédric Chaory

 

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