Musique

Live Report: Jack Johnson ou l’épopée tropicale

28 juin 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

Le surfeur, guitariste, auteur-compositeur est venu s’illustrer en France dans l’enceinte du Zénith pour le plus grand plaisir de ses fans français ce mercredi 23 juin.

Ben Harper avait lancé Jack Jonson. Et bien la première partie est une autre révélation de l’artiste. Celle-ci est assurée par Don Cavelli qui tente de chauffer le public avec son rock-country mais la tâche est plutôt difficile bien que le groupe se donne à fond. Les spectateurs sont attentifs mais la sauce ne prends pas vraiment hormis quelques irréductibles devant la scène qui soutiennent les artistes. La mélodie n’est pourtant pas mauvaise et les accords sympathiques et peut-être un brin obsolète comme style mais le public ne s’enflamment que lorsque Don Cavelli souhaite un bon show avec Jack Johnson.

Quelques minutes plus tard, les lumières s’éteignent laissant l’ensemble de la foule dans la pénombre et l’attente. Puis tout s’éclaire, Jack et son groupe sont sur scène et commencent à jouer. Seul petit souci, l’éclairage a rendu aveugle la moitié des spectateurs puisque ceux –ci étaient dirigés directement vers le public. Cependant, si à ce moment regarder la scène devient un véritable exploit, il suffit d’écouter et de fermer les yeux pour basculer dans un rêve éveillé. On comprend enfin l’expression « plonger corps et âmes dans la musique ». L’ancien surfeur mélange titre nouveau avec quelques anciens et nous fait voyager entre les îles de son enfance. Les écrans placés derrière la star retransmettent des images de vagues, cocotiers et autres photographies des tropiques renforçant ainsi l’impression de partir au côté de notre guide par le biais de sa musique.

Quelques 6000 personnes battent ensemble la mesure pendant pratiquement toutes les chansons. Une ambiance qui augmente crescendo, plus on avance dans ce concert plus la chaleur monte (en parlant de chaleur, il serait ptetre temps de penser à installer une clim’ dans le Zénith). Lorsque Jack entonne la chanson Good People, l’assistance se met à chanter en même temps que l’artiste donnant ainsi lieu à une chorale en pleine représentation. Durant des songs tels que Gone, le silence tombe d’un coup sur la salle et tous le monde ne fait qu’écouter. Si il est facile de faire crier la foule, il est plus difficile de la calmer d’un coup par le seul biais d’une chanson douce, un silence comparable à celui d’une cathédrale lorsque le pape donne la messe. Lorsque l’artiste entonne « Sitting, Waiting, Wishing », tous le monde écoute quasi-religieusement tout en continuant à battre la mesure. Pendant ces petits moments, l’auditoire se déconnecte pour profiter de souvenirs propres à chacun, une mini introspection en 3 minutes. Lorsque vient l’heure de la dernière chanson durant le rappel annoncé par Jack, une ambiance indescriptible s’étend dans l’espace avec le titre « Breakdown ». Comme un virus les personnes qui étaient assises quasiment imperturbables se lèvent une à une au fur et à mesure que la chanson est interprétée. Au final ce sont environs 6000 personnes qui applaudissent comme des fous lorsque la dernière note vient à sonner la fin du concert. Une véritable standing ovation pour l’ancien surfeur et des instants à jamais gravés dans la mémoire de tous ceux qui y étaient.

Le seul petit bémol que l’on pourrait reprocher, c’est le manque de la chanson qui a fait la renommée de l’artiste, le titre « Upside Down » largement attendu par les fans massés devant la scène. C’est pour ce genre de live qu’on est près à attendre encore quelques temps avant de revoir notre chère Jack.

Crédit photo: Rod Maurice – Le Hiboo

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De surfeur à chanteur
Tristan Karache-Prudent

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