Musique
Live report du 24 mai, Jazz à Saint-Germain : Laurent de Wilde et Stefano di Battista à l’Eglise Saint-Germain des Prés

Live report du 24 mai, Jazz à Saint-Germain : Laurent de Wilde et Stefano di Battista à l’Eglise Saint-Germain des Prés

25 mai 2012 | PAR Olivia Leboyer

Hier soir, le grand pianiste Laurent de Wilde et le saxophoniste Stefano di Battista ont fait vibrer l’Eglise Saint-Germain des Prés.

Le lieu est exceptionnel, ensorcelant : l’Eglise Saint-Germain des Prés, sobre, petite, possède un charme très fort. C’est l’une des plus anciennes abbatiales de Paris. Un endroit où règnent le silence et la méditation… Aussi est-ce par une petite porte latérale que le pianiste Laurent de Wilde et le saxophoniste Stefano di Battista ont fait, modestement, leur entrée. Après deux morceaux doux, rythmés par d’amples accords majeurs, pour apprivoiser l’esprit du lieu, Laurent de Wilde nous confie qu’il se sent à présent prêt à « chauffer » l’Eglise.

Les contrecroches insolites et primesautières de Stefano di Battista ne l’incitent-elles pas à la légèreté ? Avec une très belle composition personnelle, « Over the clouds », le pianiste nous emporte dans des sons étonnants, où l’on entend gouttes de pluie, grondement d’orage et nuages vagabonds. Très complices, les deux musiciens enchaînent avec un hommage au grand Thelonious Monk, dont l’esprit a plané sous les voûtes sacrées. Avec un humour délicieux, Stefano di Battista a convoqué d’autres figures, et en premier lieu la « figura féminine », pour un superbe morceau dédié à sa petite fille de trois ans et demi ! Puis, c’est à Laurent de Wilde de nous réconforter avec une musique écrite il y a à peine quelques mois et joliment baptisée « Le bon médicament ».

En effet, le jazz chaleureux, doux, ample, de ces deux jazzmen résonne magnifiquement et agit sur nous comme un baume. Un dernier morceau pour la route : Stefano di Battista nous offre une jolie composition célébrant Coco Chanel : virevoletant, moderne, entêtant, le parfum de la dame en noir nous suit jusque dans la nuit presque estivale de ce mois de mai…

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Les Prix de la Quinzaine des Réalisateurs
Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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