
La plaYlist lA sEcousse à L’intérieur
Cette semaine, Jorja Smith, Allie Crow Buckley, Arthur Russell, May Rio et Yoni Mayraz.
Try me — Jorja Smith
Tout d’abord, c’est la poussière, le clair-obscur d’un en dedans du monde, avant d’entrer dans l’arène, là où personne en réalité ne vous attend. Ou alors tout se joue dans le face-à-face, dans l’idée d’un contrôle qui dégénère. On croit savoir de quoi il s’agit.
The boy with the smile — Arthur Russell
À l’intérieur, c’est un vrombissement à peine troublé parcequi pourrait bien être des cordes et plus avant, un harmonica ? Descendre à l’intérieur, c’est déjà approcher au mieux ce qui bruisse tout petit et alimente la vitalité de la machine. Le contrôle n’est alors plus qu’un écho.
Aspartame — May Rio
À l’intérieur, c’est bien sûr ce battement qui se dénoue sans vraiment se défaire, cette tenue serrée qui plaît tant aux jeunes filles qui se retiennent de faire une grosse bêtise, et profitent de cette langueur de la transgression pour surfer sur la vague du désir. Le contrôle, quel contrôle ?
Cow-boy in London — Allie Crow Buckley
De cette poussière dont Jorja a fait son miel surgit cette fois la douce volupté de la pierre qui apparaît en ville-montagne. Et c’est une immense jubilation qui retourne l’intérieur vers l’extérieur, le pas délicat d’une ballerine extra-terrestre de l’amour.
Palms — Yonis Mayraz
Cette fois, on peut dire que la destination est atteinte. Le flottement devenu sujet de toutes les attentions se joue du jazz qui n’a plus qu’à se maintenir et improviser, laisser une place à tous et à chacun. Le contrôle est aussi une morale de la fin.
Visuel : Try me — Jorja Smith