Musique
La fiesta des Suds : le festival qui rend heureux !

La fiesta des Suds : le festival qui rend heureux !

15 octobre 2013 | PAR La Rédaction

fiesta-des-suds-2013-2576« Heureux », E R E ! postillonnait Roger Rabbit au visage d’Eddie Valiant avant de partir comme une fusée à travers une fenêtre, dans le film Qui veux la peau de Roger Rabbit. C’était en 1988, quatre avant la première édition de la Fiesta des Suds.

Heureusement, Bernard Aubert, directeur artistique de la Fiesta, ne postillonne pas aux visages des festivaliers. Mais il le vit et le ressent non moins intensément, ce festival, depuis 22 ans. Le lieu en est son âme, « le dock des suds, c’est le Stade Vélodrome de la musique ! », clame-t-il. Bientôt 10 ans sur ce site, le cinquième depuis le démarrage.

Les murs de ces anciens entrepôts de sucre résonnent de tous les concerts qu’ils ont accueillis. Le bail arrive à expiration en 2014, sera-t-il renouvelé ? C’est la hantise de l’association Latinissimo qui gère le lieu et organise la Fiesta des Suds et Babel Med Musique. « Le dialogue est ouvert avec les acteurs publics propriétaires du lieu » indique Bernard. Et pour ancrer le dock encore plus dans le paysage local et devenir un incontournable de la vie culturelle marseillaise, l’association a, depuis 2 ans, poussé le starter pour l’ouvrir tout au long de l’année.

Festival éclectique, la Fiesta des Suds est devenue incontournable. En cette année capitale culturelle l’équipe de la Fiesta a privilégié « la qualité des soirées et non la quantité des dates ». Quatre soirées sur deux week-ends, deux soirées d’after, et une après-midi spéciale pour les minots (les enfants en marseillais), beaucoup moins que des précédentes éditions.

Quelques marseillais plus ou moins connus, mais toujours bourrés de talents sont saupoudrés tout au long des soirées. Qui d’autres que les rappeurs d’IAM pouvaient ouvrir le bal ? S’y retrouvent également la transe de l’électro-rock saharien du groupe Temenik Electric, la world jazz cubaine de Ruben Paz, l’électro des Chinese Man, ou la voix envoûtante des Comores d’Ahamada Smis. Un condensé de la diversité Marseillaise pour le plus grand plaisir des oreilles spectatrices.

Le deuxième soir, Africa Express débarque à Marseille. Un projet créé par Damon Albarn, ancien de Blur et Gorillaz, qui réunit plus de 80 musiciens africains et occidentaux pour 4 à 6 heures de musiques non-stop. Avec, Rachid Taha,-M-, Tony Allen, Django Django…

La suite n’en est pas moins aguichante avec, entre autres, Kassav, Avisahaï Cohen, Féfé, The Architect et l’incontournable DJ Marseillais, DJ Oil qui amène les danseurs jusqu’au bout de la nuit.
Et les afters ne laissent pas en reste avec la programmation de Derrick May, pour les fans d’électro, ou des Blakan Beat Box.

« Un festival qui rend heureux ». La fiesta des Suds affiche son slogan tel une campagne de santé publique. Cette 22ème édition va-t-elle tenir sa promesse ?

Agathe B.

Visuel : (c) affiche du festival

Plus d’info :
Du 18 au 26 octobre

Infos pratiques

Galerie 29 – Espaces MJC Evian
Galerie Axiome
Hubert-Jean

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