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Yaron Herman ouvre le 16e festival des cultures juives en toute intimité à l’Espace Rachi

Yaron Herman ouvre le 16e festival des cultures juives en toute intimité à l’Espace Rachi

17 juin 2021 | PAR Yaël Hirsch

Le pianiste israélien, de retour en France après avoir passé une partie de la pandémie en Israël, a proposé un concert solo généreux et intimiste, ce mardi 15 juin, dans un Espace Rachi en jauge réduite et en ligne pour les internautes. 

Un riche programme de culture juive en live et en ligne

Organisé chaque année par le FSJU, le Festival des cultures juives reprend après une pause forcée l’an dernier : jusqu’au 28 juin, c’est la variété de ces cultures qui sera célébrée. Alors que le FSJU est passé maître en diffusion de contenus culturels sur le web, nous ayant proposé de passionnants Rendez-vous de Rachi  et tout un festival du film juif EN LIGNE, le support numérique a laissé ses marques et, en plus de quelques dizaines de happy few, à l’Espace Rachi, ce sont des centaines d’internautes qui ont pu assister à ce piano solo en ligne. 

Amorcée par la programmatrice du Festival Fabienne Cohen-Salmon, l’ouverture a été chaleureuse, avec notamment un mot profond de l’attachée culturelle de l’ambassade d’Israël et une intervention drôle et souriante du maire de Paris Centre Ariel Weil, qui était venu avec sa mère pour célébrer un festival qui a pris une vraie thématique juive : la famille. Et un mot du Président du Fonds Social Juif Unifié (FSJU) et de la Fondation du Judaïsme Ariel Goldmann.

Mélodies israéliennes

Puis place à la musique, qui comme le rappelle Fabienne Cohen-Salmon est chez Yaron Herman une sorte de kabbale ou mystique de ce qui se trouve sous les notes. Sans un mot, le pianiste offre ses variations sur deux mélodies israéliennes, familiales ou familières, avec notamment une main gauche qui impressionne d’agilité. Ima O Ima et l’assez dramatique Iech li Sikui (j’ai eu la chance… de survivre) d’Avitar Banai sont revisités avec souffle et quasiment romantisme. Puis le pianiste prend une petite pause pour nous parler de ces premiers deux morceaux et nous faire sourire avec ses histoires de famille et sa volonté de s’habiller simplement en t-shirt pour monter sur scène.

Inventivité et intensité

Il enchaîne ensuite toute le reste du très riche programme de cette soirée, avec un troisième morceau qui ressemble à une marée et fait, un temps, penser à Bach, un quatrième très intense et un sixième moment plus mélodieux et pop. Les variations sont impressionnantes, la concentration à son acmé quand Yaron Herman propose une œuvre plus contemporaine, plus brute, presque brutale, qui le pousse à aller fouiller dans les cordes de son piano et où le staccato nous saisit au cœur.

En final l’on repasse à une mélodie d’autant plus douce que le pianiste cite La Marseillaise de manière presque amoureuse. Un salut acclamé et un bis généreux et aussi intense que le reste de la soirée et il nous reste à quitter la salle, encore flottant dans le monde créatif, virtuose et unique de Yaron Herman. 

Pour retrouver toute la programmation du Festival des cultures juives, cliquez!

visuel © YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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