Jazz

[Interview] Laurent Assoulen, « Sentire », l’écoute et l’ouïe jeudi au 5 Caumartin

[Interview] Laurent Assoulen, « Sentire », l’écoute et l’ouïe jeudi au 5 Caumartin

09 juin 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

« Sentire », en italien cela veut dire à la fois « écouter » et « sentir ». C’est aussi le titre éponyme du nouvel album du pianiste Laurent Assoulen. L’occasion pour lui de proposer une nouvelle version de ses désormais célèbres  Concerts Parfumés. D’abord mercredi à 22H au Silencio puis Jeudi 11 juin au cinéma 5 Caumartin, 101 rue Saint Lazare, a 20h30.

Qu’est ce qu’un concert parfumé?

C’est tout d’abord un travail de réflexion sur le rapport entre l’ouie et l’olfaction, la vibration corporelle que provoquent l’un et l’autre.
Un concert parfumé est un concert de jazz en piano solo avec des parfums à sentir. Pendant le concert l’écoute et l’olfaction se prolongent l’une l’autre, les accords du piano solo résonnent avec ceux du parfum, le son se fait matière olfactive à incorporer. Cette intimité des sens par la médiation du corps est le résultat de mon travail pour lequel j’ai eu la chance de collaborer avec trois grands parfumeurs de la société IFF : Anne Flipo (Paris), Napoleão Bastos (Sao Paulo) et Carlos Benaïm (New York), pour créer ces accords parfums. Les morceaux parfumés, au nombre de 5, seront cadencés par des compositions non parfumées pour un concert d’environ 1H30.

Le Silencio, Mulholland Drive, cela vous inspire un parfum ?

La scène dans le club silencio peut en effet évoquer un parfum car nous sommes à ce moment là dans le monde de l’illusion, de la magie ou par exemple les musiciens dont on entend la musique ne sont pas là. Le monde du rêve est celui de notre intérieur imaginaire et impalpable. C’est d’ailleurs tout le principe du concert parfumé : la musique et le parfum sont impalpables et se rencontrent dans un monde de rêve et d’intimité…

Où aller vous jouer jeudi ? Comment cela influe t’il votre préparation ?

Au cinéma du « 5 » Caumartin, 101 Rue Saint Lazare, 75009 Paris à 20h30.
La musique et le parfum ont cette plateforme commune qui est l’image. Du silencio la veille à la salle de cinéma le lendemain, j’aime ce chemin.
D’ailleurs, au début du concert J’explique que mon travail est lié principalement à la vibration corporelle, à la notion d’intensité, des tonalités, etc..et par conséquent je demande au public de se détacher de l’image. Par conséquent, je trouve cela intéressant et décalé de le faire dans une salle de cinéma. Le cadre est aussi parfait pour un concert de qualité : des sièges confortables, une bonne acoustique… J’ai hâte de jouer !

Visuel : ©Laurent Assoulen

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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