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Greta Van Fleet « The Battle at Garden’s Gate » : un album magistral joué avec le cœur et les tripes !

Greta Van Fleet « The Battle at Garden’s Gate » : un album magistral joué avec le cœur et les tripes !

23 avril 2021 | PAR Jean-Christophe Mary

Quand quatre jeunes américains se réattribuent ce hard rock 70’s mâtiné de blues et de soul, cela donne Greta Van Fleet, l’un des meilleurs groupes américains du moment. La preuve par « The Battle at Garden’s Gate », un album magistral joué avec le cœur et les tripes.

Dans le sillage des Rival Sons, Jet et autres Wolfmother, les quatre américains ont su profiter du retour de flamme du rock vintage pour lancer leur grosse cylindrée sur l’autoroute du rock’n’roll. Depuis 2012, les frères jumeaux Josh (chant) et Jake Kiszka (guitares), leur jeune frère Sam (basse, claviers) et Danny Wagner (batterie) recyclent à leur façon, l’héritage hard rock laissé par Deep Purple, Rush ou Led Zeppelin. Ce troisième album nous renvoie comme ses prédécesseurs aux années 70, époque où les groupes rock tenaient le haut du pavé. Batterie martelée, orgues, riffs de guitares soniques le tout porté par une voix suraigüe déchirante comme noyée dans les vapeurs de blues et d’alcool fort, tout vrai amateur de rock devrait apprécier ces 12 nouvelles chansons. Disons le tout net : avec leurs guitares hard rock stridentes d’un autre temps, les GVF sonnent à part dans le paysage audio actuel. Voilà une musique brute, remplie de fureur et de passion, une musique autant faite pour bikers nostalgiques que pour s jeunes ados en quête de ce rock vintage organique d’un autre temps. Sur ce «The Battle at Garden’s Gate » tout est fait de chair et de sang, tout est vrombrissant, aussi chaud bouillant que l’on peut être lorsque comme eux, on a entre 21 et 24 ans. Les titres sont puissants joués avec le cœur et les trippes, à l’image de ce « Built By Nations », ce« Stardust Chords » particulièrement nerveux ou carrément électriques comme ce magistral « Caravel ». Ici c’est un enchevêtrement de basses qui pilonnent, de roulement batteries en syncopes, de cymbales ouvertes. Une bande son où règne la folie électrique comme on l’entendait ½ siècle en arrière.  »Stardust Chords » nous emmène en voyage dans la 3eme dimensions avec ces riffs de guitares rehaussés d’une une belle orchestration de cordes. Des chansons comme « Built By Nations » et « Trip the Light Fantastic » témoignent d’une esthétique architecturale à vous donner le vertige. Et puis, il y a ces ballades où l’on imagine déjà les futurs milliers de portables allumés sur « Tears Of Rain », « Broken Bells », « The Weight of Dreams » et « Light my Love », autant de romances oniriques où le groupe prend sa réelle dimension. Quand la voix écorchée et métallique de Josh Kiszka monte vers les cimes, parfois poussée jusqu’au point de rupture, les longs solos de guitares hurlent comme des coups de sirènes dans la nuit. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas entendu ce mélange de force et de lyrisme dans les voix. Cet album étonnamment très mature pour des musiciens aussi jeunes est une véritable onde choc qui emporte tout sur son passage. Hâte de vérifier maintenant si ce bel équilibre tient aussi bien la route en live .

« The Battle at Garden’s Gate » (Lava/Republic Records)

Heat Above

My Way, Soon

Broken Bells

Built by Nations

Age of Machine

Tears of Rain

Stardust Chords

Light My Love

Caravel

The Barbarians

Trip the Light Fantastic

The Weight of Dreams

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Jean-Christophe Mary

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