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[Live Report] Name Festival : la valeur sûre des festivals de la rentrée

[Live Report] Name Festival : la valeur sûre des festivals de la rentrée

10 octobre 2017 | PAR Hugo Saadi

Après une édition dans le port fluvial d’Halluin, le NAME Festival a retrouvé la terre ferme et délaissé la campagne de la frontière belge. Pour sa 13ème édition, les festivaliers se sont rendus à La Condition Publique de Roubaix, ancienne usine textile revisitée en manufacture culturelle. TLC s’est rendu au day 1 de cette 13ème édition étalée sur trois jours.

À l’inverse de l’année dernière où il fallait se dépêtrer pour rejoindre le site du festival, cette édition 2017 se faisait tranquillement en métro depuis Lille. On s’y rend assez tôt pour profiter des espaces de La Condition Publique avant qu’ils ne soient prit d’assaut par les milliers de festivaliers en route vers Roubaix. La soirée est sold out, mais les premiers pas de danse effectués devant Tijana T (photo2), figure de la scène serbe en plein essor sont agréables car la warehouse est assez désemplie. Pourtant, elle propose un set mêlant house et techno pour un warm up de très haute qualité. S’ensuit l’énergie d’Ellen Allien (photo 3) qui en l’espace de quelques tracks très orientées techno fait rapidement monter la température. Il est à peine minuit, la Condition Publique s’est déjà bien remplie pour suivre la performance de cette artiste allemande habituée du NAME (présente depuis les débuts en 2005).

Sur la scène voisine, c’est la frenchie Jennifer Cardini, patronne du label Correspondant qui fait résonner les murs en briques. On arrive pour son closing et surtout voir la passation avec le duo Âme. Les fondateurs d’Innervisions avec Dixon proposent un set hybrid : live + DJ Set. Le résultat est sans appel, on ne quittera pas la scène 1 pendant les 3h. Ils envoient une techno deep, raffinée et surtout planante. Ça groove sévère sur le dancefloor côté public. Ils nous prennent aux tripes au point que notre petit coucou à Rodhad en piste de l’autre côté pour tâter sa perf, sera de très courte durée. Devant Âme, les beats sont calibrés et entrainants grâce à un VJing hypnotique. Enfin, notre ultime dilemme concerne la dernière partie de la soirée : le résident du Berghain Len Faki ou le « papa de la techno française » Laurent Garnier. On a jeté notre dévolu sur celui qui fêtait ses 30 ans de carrière derrière les platines.

Déjà présent l’année dernière, Laurent Garnier continue de rassembler autant (jeunes comme moins jeunes) et a offert un set d’une techno brutale et ravageuse. Les festivaliers pouvaient soit fermer les yeux et profiter des lourds BPM qu’envoyait Garnier ou se jeter dans les jeux de lumières et les vidéos diffusées derrière le français récemment décoré de la légion d’honneur. Ou faire les deux, aussi. On y apercevait la performance photographique de l’artiste Fanny Bouyagui fondatrice de l’association Art Point M dont le NAME est l’un des bébés. Notre choix fut donc (forcément ?) le bon pour profiter d’un parfait closing de deux heures dont on n’est pas ressortis indemnes. On prend déjà rendez-vous pour l’édition 2018 dans un lieu encore inconnu.

Visuels © Jacob Khrist

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Hugo Saadi

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