Electro

L’agenda des soirées de décembre

L’agenda des soirées de décembre

29 novembre 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un dernier mois de l’année forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de cœur

Mercredi 5 au dimanche 9 décembre, les Transmusicales, Rennes

Nova Materia, Gigsta, La Fleur, La Fraicheur …. Voici quelques noms électro, dans la liste toujours impressionnante des artistes qui enchantent le parc des expositions et le centre-ville, qui sont à voir absolument, sachant qu’il est toujours difficile, au cœur d’un événement quadragénaire tel que les Trans, de ne pas être emporté, et c’est tant mieux, par des impromptus réjouissants comme autant de découvertes.

Pratique : www.lestrans.com

Vendredi 7 décembre, Tsugi Superclub, le Trabendo, Paris

Pour fêter Noël avant l’heure, le magazine des musiques électroniques a choisi d’inviter un monument de la drum n’bass, en la personne de Roni Size. En solo ou avec notamment son groupe Reprazent, le natif de Bristol, terre ô combien fertile en musiques, a durablement marqué de son empreinte ce courant aussi dynamique que vivifiant. Avec aussi Elisa do Brasil, Myako et Roman Delore.

Pratique : à partir de minuit, 211 avenue Jean-Jaurès, Paris XIX. 21 euros.

Samedi 8 décembre, Joey Beltram, l’Ostra club, Nancy

Légende techno des années 90, grâce à son tube intemporel « Energy Flash », l’Américain a ralenti le tempo, mais est toujours resté à part dans le coeur des ravers. D’abord parce qu’il a su varier ses inspirations. Ensuite parce qu’il demeure fidèle aux valeurs originelles d’un mouvement loin des modes et du star-system. Avec aussi Bruce Mennel, D-JEJ et The Invaders.

Pratique : à partir de minuit, 15 euros, 34 boulevard d’Austrasie.

Samedi 8 et dimanche 9 décembre : Inasound festival, Palais Brogniart, Paris

Quand une première édition est parrainée par le vétéran Jean Michel Jarre, qu’elle comporte outre des djs sets et des lives, des conférences, une exposition et une master-class, qu’elle accueille des artistes aussi divers et passionnants qu’Erol Alkan, La Fraicheur, Plaid, Molécule, Jean-Benoît Dunckel et Danton Eeprom : une seule solution. Foncez ! Surtout dans un cadre aussi décalé et majestueux que l’ancienne Bourse.

Pratique : place de la Bourse, Paris II, www : institut.ina.fr/inasound

Samedi 15 décembre, Club Traxmas, Paris

La soirée de Noël du magazine Trax. LB aka Labat, G’Boï et Jean-Mi, Flegon, Romain Play : tels seront les invités du Père Noël, avec un peu plus d’une semaine d’avance. Le groove sera donc au rendez-vous de la hotte, notamment grâce au fervent fêtard Romain Play que les habitués de Camion Bazar connaissent bien. Nul doute que l’ambiance soit à la hauteur de cette caravane colorée et déjantée.

Pratique : marché Stalingrad, la Rotonde, 6-8 place de la Bataille de Stalingrad, Paris XIX.

Samedi 15 décembre, I Love Techno, Montpellier

Dima live, Dixon, Laurent Garnier, Tale of Us, The Hacker vs Arnaud Rebotini. Voici quelques-unes des valeurs sûres de cette déclinaison, dans le Sud, de la grand-messe belge qui ne fait pas dans la demie mesure. Parmi les grands moments en perspective, le retour de Pascal Arbez-Nicolas sous son premier alias des années 90, quand il ne s’appelait pas encore Vitalic. Ou la rencontre au sommet entre deux grands producteurs de l’Hexagone, Michel Amato et Arnaud Rebotini. Rave on !

Pratique : www.ilovetechnoeurope.com

Samedi 15 décembre, The Fabulous Parade of The Xmas Peacock, Paris

Dixon, Marcel Dettmann, Rodhad, Rone, Mount Kimbie, Roman Flügel, Lena Willikens… La version hivernale du festival parisien amène quelques beaux cadeaux avant l’heure dans sa hotte de Noël. Les têtes d’affiche seront bien sûr à l’honneur, ce qui ne sera pas une raison pour ne pas découvrir les noms plus en retrait mais tout aussi intéressants, à l’instar de Lena Willikens.

Pratique : Paris Event Center, à partir de 22 h, 20 avenue de la Porte de la Villette, Paris XIX. 44 euros.

Jeudi 20 décembre, la Mère Noël est un Amour, Rosa Bonheur, Paris

Sur un principe de générosité à l’approche de Noël, l’établissement éclectique et ouvert à tous des Buttes-Chaumont a constitué un casting de rêve et de rave pour une soirée qui promet d’inoubliables souvenirs. Entre la moitié de Cassius (Philippe Zdar), Kittin, Vitalic, Pedro Winter et Kiddy Smile entre autres, la nuit sera vraiment très hotte !

Pratique : 2, allée de la Cascade, Paris XIX. De 18 à 2 h. Entrée : un jouet de 15 euros (sauf peluche) ou 15 euros.

Soirées

Samedi 1er décembre, Martin Buttrich, Franck Roger, Faust, Paris

Le boss du label Home Invasion invite un producteur faisant fi des étiquettes depuis bien longtemps. La soirée sera-t-elle house, minimale, voire autre ? Il suffit d’écouter quelques perles de Martin Buttrich, comme son magique « Enough Love to Hate It », pour se précipiter sur les bords de Seine et ne pas manquer, dès le début du mois, un vrai événement.

Pratique : à partir de minuit, pont Alexandre III, 8, 50 euros ou 12, 50 euros.

Samedi 1er décembre, Magda, Badaboum, Paris

Repérée par Richie Hawtin au milieu des années 2000, avec son compère Troy Pierce, la Polonaise qui a grandi à Detroit, avant de s’installer à Berlin, a gravi les échelons de la reconnaissance jusqu’à devenir centrale dans le paysage de la minimale. Une valeur devenue sûre, discrète mais à ne pas manquer pour les clubbers n’ayant pas encore eu la chance d’entendre un de ses sets.

Pratique : à partir de 23 h, 2 bis rue des Taillandiers, Paris XI. 15 ou 20 euros.

Samedi 1er décembre, Distrikt Paris 3 years, Nf-34, Paris

Sa ressemblance physique avec Ricardo Villalobos et des similitudes en production ont pu occulter quelque peu le Turc de 38 ans qui mérite pourtant mieux que de rester dans l’ombre du grand Chilien. Si les passages d’Onur Ozer à Paris ne sont pas rares, il serait toutefois dommage de passer à côté pour celles et ceux qui n’ont jamais vu ce producteur brillant aux platines. Avec aussi Binh, Bassam et Escko.

Pratique : 34 quai d’Austerlitz, Paris XIII. A partir de 23 h 30.

Vendredi 7 décembre, Skryptöm party, Rex club, Paris

Shxcxchcxsh, Wlvs, Wlderz. Trois duos, dont un Suédois au nom incompréhensible, mais on peut faire confiance au dénicheur Electric Rescue pour ne choisir que des talents à l’affiche de sa résidence, où il officie cette fois en compagnie de son alter ego Manu le Malin pour leur projet techno à quatre mains. Il accueille en outre ses protégés parisiens Wlderz, dont la réputation en production comme en mix n’est déjà plus à faire…

Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 15 ou 20 euros.

Vendredi 7 décembre, Berliner Klub, Sascha Braemer, Nouveau Casino, Paris

L’Allemand fait partie de ces djs et producteurs discrets mais redoutables qu’il est dommage de ne pas voir plus souvent dans l’Hexagone. Manque doublement réparé en ce premier mois d’hiver, d’abord à Paris, puis à Marseille le lendemain. Pour les amateurs de mélodies, accessibles et fédératrices, à l’instar de son morceau « Caje », avec Nicone, ou de l’entêtant « People ».

Pratique : à partir de 23 h 30, 109 rue Oberkampf, Paris XI. 16 euros.

Samedi 8 décembre, Blawan, The Advent, Concrete, Paris

Deux générations pour le même amour de la techno. D’un côté, l’Anglais Jamie Roberts. De l’autre, le duo anglo-portugais, devenu projet solo, fondé voilà un quart de siècle par Cisco Ferreira et Colin McBean (quittant ensuite le navire pour se consacrer à la house à l’aube de l’an 2000). Leur union au sein d’un même line-up promet donc un sommet de BPM, revisitant l’histoire d’un style qui, à défaut de toujours se renouveler, sait parfaitement rester sur ses bases. Avec aussi Shlomo, AWB, Yogg et Pharaoh.

Pratique : à partir de 23 h. 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros.

Samedi 8 décembre, R.U.R release party, I Boat, Bordeaux

Kittin, Djedjotronic. D’un côté une icône de l’electro-clash, que son duo grenoblois avec The Hacker a propulsé au sommet dès ses débuts. De l’autre, un natif de la ville qui s’est fait connaître depuis une dizaine d’années avec des productions sur le label de Boys Noize. Le Bordelais vient par ailleurs de sortir son premier album, très remarqué, ne serait-ce que par le duo « Take Me Down », avec Douglas McCarthy, chanteur de Nitzer Ebb.

Pratique : à partir de minuit, quai Armand-Lalande. 13,50 euros.

Vendredi 14 décembre, Astroclub, la Carène, Brest

Arnaud Rebotini, Molécule live, The Driver. Quel trio pour une soirée qui s’annonce riche en BPM dans le presque hiver breton ! Un des meilleurs producteurs techno français, un jeune artiste en devenir et un dj hors pair depuis un quart de siècle, voilà qui va bien réchauffer l’atmosphère de la grande salle du Bunker brestois. A quelques semaines de la version hiver d’Astropolis, une belle mise en jambes…

Pratique : à partir de 22 h, 30, rue Jean-Marie Le Bris (port de commerce), 24 euros.

Samedi 15 décembre, Derrick May, Helena Hauff, Concrete, Paris

Beau symbole de deux continents, deux générations, deux façons de mixer, mais au fond avec un même esprit : celui de faire danser avec une techno faisant fi des barrières et des conventions. Plus radicale et sombre que son aîné, l’Allemande a un talent fou, tant en mix qu’en production, qui lui vaut aujourd’hui une réputation tout sauf usurpée. Quant à l’auteur d’ « Innovator », faut-il encore le présenter ? Avec aussi notamment Rrose live, I Hate Models, Voiron…

Pratique : à partir de 23 h. 69, port de la Rapée, Paris XII. 13 euros.

Samedi 15 décembre, Ben Klock, Dj Deep, Terminal 7, Paris

Quand un résident du Berghain qui, en compagnie de son camarade Marcel Dettmann, a apporté un nouveau souffle à la techno retrouve un ancien dj house garage converti à une techno aussi profonde qu’intemporelle, voilà qui promet pour une soirée de haute tenue. Seul bémol qui pourrait freiner les ardeurs des clubbers : le prix de l’entrée. Mais quand on aime, il ne faut pas rater les grandes occasions, avec une vue imprenable sur la Tour Eiffel.

Pratique : à partir de 23 h. Place des Insurgés de Varsovie, Paris XV. 22 ou 27,50 euros.

Vendredi 21 décembre, Dima live, Magazine club, Lille

De retour sous son premier alias des années 90, le Dijonnais revient à ses premières amours techno après des aventures qui l’ont mené vers des territoires inattendus comme le disco. Nul doute que ce revival réjouisse ses fans du début, comme les plus jeunes qui auront l’occasion de découvrir une face plus sombre et radicale d’un producteur aussi éclectique qu’inspiré depuis plus de vingt ans. Avec aussi David Asko et Peo Watson.

Pratique : à partir de minuit, 84 rue de Trévise. 16 euros.

Vendredi 21 décembre, La Mamie’s all night long, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Collectif parisien de six passionnés du groove, dont cinq djs accros au format vinyl, passant de funk à la techno en passant par la house, la Mami’es n’a pas son pareil pour, à l’instar de Camion Bazar, à créer une atmosphère de fête dans sa dimension la plus totale. Habitués du lieu, ils attendent de pied ferme les amateurs de dancefloor se transformant en feu d’artifice sonore et visuel.

Pratique : à partir de minuit, 13 euros. 90, boulevard de Clichy, Paris XVIII.

Vendredi 21 décembre, Jack de Marseille, Le Cabaret, Gap

Parmi les djs français qui incarnent la techno depuis un quart de siècle, Jacques Garotta symbolise une fidélité, une droiture et une discrétion qui font plaisir à voir, tel un artisan aux platines qui aurait choisi de tracer sa route à l’écart des modes et des paillettes. A l’aise en techno comme en house, le quinquagénaire a su garder au fil de sa carrière une fraîcheur d’inspiration constante. Avec aussi Kühef.

Pratique : de 21 h 30 à 0 h 30, 3 boulevard de la Libération. 6 euros.

Vendredi 21 décembre, Paula Temple, 1988 Live Club, Rennes

Dans le circuit des djs techno, Paula Temple a su s’imposer non par un physique de poupée-mannequin qui minaude, mais bien par des qualités plus profondes, avec un sens de la production (notamment sur le prestigieux label R&S) comme en mix lors de prestations tout sauf calmes… Un vrai déluge de BPM qui va ravir les ravers. Avec aussi Vanadis et Hunt.

Pratique : à partir de minuit. 27, place du Colombier. 7,50 euros.

Samedi 22 décembre, Last Dance, la Belle Électrique, Grenoble

Oxia, Nicolas Masseyeff : le premier est natif de la ville où il s’est fait connaître avec son duo Phunky Data, puis des compositions très percussives, notamment sur le label Intec. Le second, originaire de la Côte d’Azur, est le protégé de Stephan Bodzin, travaille régulièrement avec Kittin et a créé son propre label avec justement Oxia. Diversions rassemble donc aujourd’hui deux amis et deux producteurs de grand talent. Avec aussi Yannick Baudino.

Pratique : à partir de 23 h, 12 esplanade Andry Farcy. 9 euros.

Samedi 22 décembre, Mr G, Djoon, Paris

Mix disco, soul and more… Tel est l’intitulé de la soirée qui met à l’honneur un excellent producteur house. A l’instar des prestations de Moodymann, on peut donc aisément s’attendre à une collection de classiques, à la fois large et pointue, apte à satisfaire les novices comme les mélomanes les plus aguerris. L’essentiel étant de bouger comme il se doit sur le dancefloor…

Pratique : à partir de 23 h 30, 22 boulevard Vincent-Auriol, Paris XIII. 11 euros.

Dimanche 23 décembre, Figure 100, Rex club, Paris

Len Faki mettra à l’honneur son label qui accueille aussi un autre habitué du temple parisien des musiques électroniques, le prodige Traumer. Avec l’Allemand, la techno va épouser le moindre centimètre carré du célèbre sous-sol des grands boulevards. Pas de demie mesure, pas forcément de grosse surprise évidemment, mais une ambiance de rave jusqu’au bout de la nuit. Avec aussi Pablo Mateo et un secret guest…

Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 15 ou 20 euros.

Vendredi 28 décembre, Rex club tour, Warehouse, Nantes

Sam Paganini, Electric Rescue et Quentin Schneider. Soit un dj qui fait les beaux jours du label Drumcode, avec son tube « Rave », le fondateur du label Skryptöm et résident du festival breton Astropolis, et le local de l’étape qui rayonne dans la région. Trois bons prétextes pour aller écouter de la techno dans un endroit dont la réputation a largement franchi les frontières nantaises.

Pratique : à partir de minuit, 13 à 18 euros,21 quai des Antilles.

Vendredi 28 décembre, Stephan Bodzin, Azar Club, Lyon

Ne pas se fier aux apparences. Le petit bonhomme chauve cache une redoutable machine à créer des tempos techno. Le patron du label Herzblut, parfait francophile, assure des lives très spectaculaires, à mille lieux du simple ordinateur et de trois boutons que l’on tourne sur une console. Avec Stephan Bodzin, la fièvre techno fait véritablement décoller le dancefloor. Avec aussi Nicolas Masseyeff.

Pratique : à partir de 23 h, 52 quai Rambaud, Lyon II. 22 ou 25 euros.

Samedi 29 décembre, Souldancer, la Java, Paris

Finalement, Terrence Parker vient régulièrement en France, ce qui n’est bien sûr pas pour déplaire aux fans de house. Même si évidemment celui qui se fait appeler Seven Grand Housing peut aussi finir ses sets par un petit Jeff Mills. Avec son combiné de téléphone en guise de casque et son sens du scratch, le natif de Detroit fera une fois de plus la démonstration de sa dextérité aux platines. Avec aussi Nick V et Chinau.

Pratique : 5 euros avant 1 h, 10 euros après. A partir de minuit, 105 rue du Faubourg du Temple, Paris X.

(Photos : Rodolphe Peté)

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