Electro
La Consécration de French 79

La Consécration de French 79

07 février 2020 | PAR Pierre Poughon

Parfaitement installé dans la scène électronique française et internationale, French 79 venait présenter son album Joshua en live à La Cigale. C’était une soirée phénoménale.

French 79 qu’est-ce que c’est ? On peut clairement statuer sur ce producteur représente à lui seul une bonne partie de la scène électro française. Se mouvant dans les confins de ce qu’est la pop électro, French 79 se balade. Tous ses tracks sont dansants, procure un sentiment d’évasion. Parfois on se perd dans ses arpèges éclatants, on se sent porté par ses synthés, on se retrouve transcendé par les voix qu’il incorpore parfois dans ses tracks, la sienne, ou celles de feats éclatants. Le marseillais est époustouflant. Ses productions sont maîtrisées, ses influences variées, principalement tirées d’autres figures incontestables de la musique électronique françaises. Parfois, l’on se surprend évasif, rêveur rien qu’à la première écoute. Son premier album, Olympic, sorti en 2016, est une épopée parfois triste, parfois joyeuse, noire, épique, mais centrée sur la danse. C’est cet opus qui l’a révélé, avec des tracks comme Between the Buttons ou Diamond Veins, un feat époustouflant. Joshua, sorti en novembre dernier, retranscrit tout autant cette mouvance. Toujours agrémenté de feats merveilleux, le producteur s’emploie à nous faire revivre la messe dite lors de son premier album. Et il surpasse nos attentes, sans grande surprise, au vu du talent brut qu’est ce musicien.

21h00 très exactement, les lumières s’éteignent, sur un sample, French 79 se faufile sur scène. Dans un espace pas plus grand que l’envergure de ses bras tendus, entouré de synthés, de pads, de toms et d’un micro, derrière lui se trouve un écran blanc. La scèno est sobre, dans le style du musicien. Parfois, on a l’impression de le sentir intimidé devant le public de La Cigale, sold out pour l’occasion. Sans communiquer à outrance, la communion entre le producteur est son public est intense. Tout comme son set. Dérivant petit à petit de ses sons plus « calmes », plus clairs, vers ce qu’il a créé de plus noir et puissant, le musicien donne de sa personne. Certainement transi par l’ovation du public dès que les transitions s’ammorcent, French 79 a l’air d’être celui qui s’amuse le plus ce soir-là. Dans un set extrêmement bien ficelé, où les tracks s’enchaînent sans une seule seconde de pause, il n’y a pas le temps de se poser un instant. Le rythme est effréné, l’humeur est folle et le public joyeux. Sous la pression chaleureuse du public, après un premier un premier rappel phénoménal avec Between the Buttons, il finit par magnifier son set grâce à Diamond Veins, repris en boucle par La Cigale. Absolument gigantesque. Sa nouvelle date, à l’Olympia, dans un peu moins d’un an, risque d’être l’apothéose de French 79, en attendant de voir la suite.

Crédits Photos : Cover de French 79 – Joshua

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Pierre Poughon

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