Electro
[Chronique] « Tiny Pause » : le parcours toujours plus aventureux d’Yppah

[Chronique] « Tiny Pause » : le parcours toujours plus aventureux d’Yppah

06 novembre 2015 | PAR Bastien Stisi

Toujours aussi aventureux, le Mexicain Yppah poursuit sa surprenante odyssée du son et livre avec Tiny Pause, toujours paru chez Ninja Tune, l’album le plus introspectif d’une carrière marquée par une fascinante et permanente réinvention de soi.

[rating=4]

Car Yppah (prononcez « yip-ah »), ce producteur et musicien Mexicain que beaucoup ont découvert par le biais d’un single (« It’s Not The Same ») utilisé pour les besoins d’un jeu vidéo ombreux (Alone In The Dark) ou d’une série télévisée à grande audience (Dr House), ait passé par des sentiers shoegaze, psyché et sèchement électroniques avant de se préoccuper, sur ce 4e album abouti, d’electronica aux humeurs changeantes. Changement dans la continuité.

Et si ce passé qui l’avait vu associé aux noms les plus probants de la scène psyché / shoegaze (de My Bloody Valentine à Tame Impala) ressurgit encore ça et là (c’est flagrant sur l’excellent « Bushmills »), celui-ci se trouve largement mis en retrait par un présent dominé par la force des sampleurs et des vocodeurs, et par une electronica parfois triomphale (« All Shades Of Pink », « Neighborhoods »), souvent mentale (« Little Dreamer », « Separate Ways Forever »), mais toujours portée par un optimisme qui, dans le genre, le rapprochera plus de Gold Panda que d’Apparat. Une petite pause, peut-être, mais au sein d’un sacré voyage.

Yppah, Tiny Pause, 2015, Ninja Tunes, 50 min.

Visuel : (c) DR

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Bastien Stisi
Journaliste musique. Contact : [email protected] / www.twitter.com/BastienStisi

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