Electro
[Chronique] La machine à remonter le temps rouillée de Jean-Michel Jarre

[Chronique] La machine à remonter le temps rouillée de Jean-Michel Jarre

30 octobre 2015 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Jean-Michel Jarre n’avait pas sorti de disque depuis huit ans. Celui qui est une star incontestée, qui a vendu plus de 80 millions de disques dans sa carrière depuis le mythique Oxygène. Malheureusement, le premier volet de The Time Machine s’ancre trop dans une vision égocentrée et passéiste de l’histoire de la techno.

[rating=2]

Pour ce projet, sur le papier fascinant, Jean-Michel Jarre a proposé seize collaborations avec seize musiciens très reconnus sur la scène électronique : Massive Attack, Moby, JMJ, Vince Clarke…Et il faut commencer par cela : sans l’apport de Jean-Michel Jarre, ces noms ne seraient sans doutes pas nés. Récemment Arte diffusait un excellent reportage sur le musicien, montrant à quel point l’homme qui vit maintenant à Los Angeles a révolutionné la musique avec sa harpe numérique, prés de 20 ans avant l’arrivée massive de la techno.

Quand on file l’album, la première sensation est un étouffement. « The time machine », titre éponyme, ne décolle pas. Il ressemble à une allégorie de techno où les montées n’atteignent jamais l’extase. La déception se poursuit tout au long et il est intéressant de s’arrêter sur les collaborations qui semblent les plus étonnantes. « Conquistador », le morceau réalisé avec JMJ et Gesaffelstein étonne par sa pudeur. La violence de Mike Levy est ici éteinte. Plus loin Moby et son « Suns have gone » est une ritournelle agréable qui ne reflète pas l’impact de l’album Porcelaine en 1999. Dernier exemple, 3D qui reprend Massive Attact arrive à  faire un morceau bon à illustrer un jeu vidéo, très tourné dans le rétro, sans la touche de contemporanéité qui fait du vintage un art.

On est face ici à un casting de rêve. Mais ce qui fonctionne au cinéma se trouve dans la musique en miroir : une bonne distribution ne fait pas un grand film. On sauvera du gouffre le très tubesque Glory de M83 dont on retrouve ici la symphonie toute en cathédrale.

Jean-Michel Jarre Electronica, 1-The Time Machine, Columbia/Sony Music, Octobre 2015

Visuel : Columbia/Sony Music

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

7 thoughts on “[Chronique] La machine à remonter le temps rouillée de Jean-Michel Jarre”

Commentaire(s)

  • Jerome

    Bonjour
    Ainsi, Jean-Michel Jarre a proposé une collaboration à « JMJ » ? Moby a fait un album qui s’appelle « Porcelaine » ? Et J.M. Jarre habite à Los Angeles ?
    Il serait bienvenu de mieux se renseigner et de se relire avant de publier de telles âneries, toutelinculture.com.

    octobre 31, 2015 at 19 h 34 min
  • Clelio

    Je crois que cette journaliste n’a absolument rien compris à l’album et ne l’a écouté qu’une seule fois à toute vitesse, juste pour savoir ce qu’il y a dedans.
    Pour reprendre cette vision passéiste, je pense qu’elle est totalement bouchée à l’émeri et qu’elle a les oreilles totalement guettaïsées.
    Si l’on écoute calmement, on entendra la richesse des compositions,des reverbs, qui ne sont là que pour soutenir le morceau et non le saturer comme dans la logistique électro actuelle.
    Pour terminer, Jean-Michel Jarre compose de la musique électronique ; la techno n’est née par grâce à sa vulgarisation de cette musique – il ne faudrait pas refaire l’histoire.

    novembre 1, 2015 at 10 h 09 min
    • Amelie Blaustein Niddam

      Non, j’ai écouté jusqu’à l’ecoeurement. D’où les 15 jours de retard à ce papier, que j’ai volontairement pondu court et rapide pour ne pas ajouter de la méchanceté. C’est mauvais. Rien à sauver.
      J’aurai du écrire après une écoute, je lui aurai pardonné d’avoir fait ça.

      novembre 1, 2015 at 22 h 18 min
  • vince

    Ah lala quelle réponse argumentée
    On vous sent ronchonne :)

    Donc vous avez tellement écouté que vous n’avez pas eu le temps d’écrire un article sans faire d’erreur.
    Vraiment une belle preuve de professionnalisme :)

    J’insiste quand même : aucun problème pour dire que c’est de la merde mais faite le au moins sans écrire d’aneries :(

    novembre 2, 2015 at 17 h 33 min
  • Lise

    Oh la la… Je tombe sur cet « article » par hasard.
    Je connais le vieux grigou de l’electro française, comme tout le monde, et j’apprécie certaines de ses créations. Sans plus.
    Mais notre amie Amélie Blaustein Niddam qui finit par répondre aux commentaires par un « c’est toit qui dit qui y est », j’hésite entre hurler de rire ou pleurer de désarroi. « C’est Jarre qui est en menteur ». Soit. Possible de développer ? Il ment à quel propos ? Sa couleur de cheveux ?
    Un tout petit peu de recherche journalistique (rassurez-nous, vous n’avez pas de carte de presse ?) aurait donné une once de crédibilité à cet article truffé de… débilités. Désolé, le jeu de mot était trop facile (mais finalement pas loin de la réalité).
    Jean-Michel Jarre n’habite pas à Los Angeles. Vous avez dû confondre avec Omar Sy ou Dany Boon. Je vous l’accorde, ils ont un point commun avec notre Jean-Mi national : ils sont français comme lui. Bref, passons.
    Moby n’a pas sorti « Porcelaine », mais « Porcelain ». Même si je vous l’accorde ici aussi, ce très bon album vieux de 16 ans (bravo, pas d’erreur sur la date) était bien disponible chez les disquaires de Limoges.
    Puis Jean-Michel Jarre qui invite JMJ sur son album… J’attends avec impatience votre article sur la collaboration de U2 avec Bono, la reprise de « La Bohème » par Aznavour, le duo entre Jean-Philippe Smet et Johnny.
    Je vous épargne également « 3D qui reprend Massive Attact (sic) », sachant que ce type, 3D, est le membre actif du groupe de Bristol nommé… « Massive Attack » (ah ben oui, la différence est là !).
    Allez, et c’est cadeau, on oublie aussi votre don pléthorique de fautes d’accord et d’orthographe indigne d’un site qui se veut – et se nomme – culturel.
    Par contre, je vous laisse affectueusement votre dose de mauvaise foi trop grosse pour être pardonnable.
    Sinon, à part ça, vous recrutez des pigistes ?

    novembre 25, 2015 at 22 h 26 min

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