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Agenda électro : la sélection du mois d’avril

Agenda électro : la sélection du mois d’avril

29 mars 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour le premier mois d’un printemps forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur : Paco Tyson, Nantes, 27 et 28 avril

Vendredi : Jef K, Laurent Garnier, Ricardo Villalobos. Samedi : Ellen Allien, Robert Hood, Karenn live. Dans le paysage chargé des festivals de l’Hexagone, ce nouveau venu depuis l’an passé a déjà une solide réputation qui ne pourra être que confirmée avec le line-up cité, accompagné de deux autres scènes propices à la découverte. Preuve aussi d’un dynamisme sans faille des initiatives électro dans le grand ouest.

Pratique : www.pacotyson.fr

Sirk festival, Dijon, 6 et 7 avril

Vendredi : The Driver, Voiski live, Konik (Lyon), Boyd Goosman (Dijon). Samedi : Alex et Laetitia, Loop Exposure live (Paris), Andreas (Dijon), James Dean Brown (Berlin). L’aéroport bourguignon se transforme, l’espace d’un week-end, en rave de la belle époque avec notamment Manu le Malin en mode techno et le duo parisien de Katapult, dont les soirées éclectiques essaiment depuis deux décennies.

Pratique :www.riskparty.com

Dimanche 1er avril, Under invite Tale of Us, Warehouse, Nantes

En voilà une tête d’affiche ! Le duo italien est devenu en seulement quelques années un poids lourd du circuit mondial, crevant l’affiche avec des sets et des productions fondées sur la mélodie, la profondeur et la capacité à envelopper l’auditoire dans des nappes envoûtantes. Avec aussi Quentin Schneider et Vaal.

Pratique : 21 quai des Antilles, à partir de minuit, 18 euros en prévente.

Jeudi 5 avril, Volphonie volume 3, 1988 Live club, Rennes

Le vétéran Chris Honorat sait bien s’entourer et dans le cadre de son nouvel label, Volphonie, il invite le plus français des exilés londoniens, Arnaud Le Texier, boss du label Children of tomorrow. Ces deux noms sont la promesse d’une belle pluie de techno sur le dancefloor, puissante, sans être abrutissante. Avec aussi Keikari.

Pratique : 27, place du Colombier, à partir de minuit, 5 à 7 euros.

Vendredi 6 avril, Rodhad et Electric Rescue, Skryptom party, Paris

« Viking », « bucheron », « boucher ». L’Allemand Rodhad mérite mieux que ces qualificatifs réducteurs. S’il ne lésine pas sur les basses et les kicks, le patron du label Dystopian est loin d’être une brute sans nuance aux platines. Sa venue dans le cadre des 30 ans du temple des musiques électroniques parisiennes, saura convaincre les derniers sceptiques. Il sera accompagné du résident, Electric Rescue, maître du warm-up très progressif.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 15 à 20 euros.

Vendredi 6 avril, Club Cabaret – Jack in the Box, Cabaret Aléatoire, Marseille

La terre va trembler derrière la gare Saint-Charles ! Quand le local Jack de Marseille reçoit le duo écossais Slam, ce sont plus de 25 ans de techno qui vont défiler dans la salle de la friche Belle de Mai. Stuart Mc Millan et Orde Meikle, à la tête de l’écurie Soma, sont une redoutable machines à tubes et à danser. Raison de plus pour ne pas manquer leur passage sudiste.

Pratique : 41, rue Jobin, Marseille III, à partir de 23 h, 5 à 10 euros.

Vendredi 6 avril, Vertigo invite Dominik Eulberg, casino Ruhl, Nice

Pour sa 400ème, la soirée incontournable de la Côte d’Azur fait un pari audacieux avec un artiste à l’étiquette tetchno minimale et expérimentale. Mais écouter Dominik Eulberg, c’est s’ouvrir à des sons moins évidents et communs, sans ennui ni recherche inutile, toujours avec cette capacité à surprendre et entraîner l’auditeur vers de nouveaux horizons. Avec aussi les résidents Max et Kristofo.

Pratique : 22 h-4 h, 1 promenade des Anglais.

Vendredi 6 avril, Mamie’s et Camion Bazar, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Pour celles et ceux qui n’auraient jamais goûté la folie house de Camion Bazar emmené par Romain Play, c’est le moment ou jamais ! Un spectacle total, où le décor met en avant un sens baroque de la fête, à coups de flamands roses en plastique, de tenues bariolées et d’accessoires qui transforment une scène en expérience ludique unique.

Pratique :90, boulevard de Clichy, Paris XVIII (métro Blanche), Central et Chaufferie, dès minuit, 16 euros en prévente.

Vendredi 6 avril, Krikor, Funkineven et Condor, Vauban, Brest

Si certains noms connus des années 90 ont disparu du paysage actuel, il y a aussi des revenants qui font plaisir à voir. C’est le cas de Krikor Kouchian, un pionnier des premières heures, rangé facilement dans la catégorie minimale, mais dont la création transcende les cases. Toujours inspiré, la qualité de ses productions n’est plus à démontrer. Un artiste rare, dans tous les sens du terme.

Pratique : 17 avenue Georges Clemenceau, à partir de minuit, 14 à 16 euros.

Vendredi 6 avril, Teknoville invite Marco Bailey, Magazine club, Lille

Il n’aura que la frontière à franchir ! Le Belge Marco Bailey, grande figure de la techno martelante dans les années 90, sur le label Primate par exemple, ou avec son compère Redhead, a depuis, comme beaucoup, baissé un peu le rythme sans bien sûr céder aux sirènes commerciales. Avec son projet Materia, il maintient un cap exigeant et toujours captivant.

Pratique :84, rue de Trévise, à partir de 23 h, 6 euros en prévente.

Samedi 7 avril, John Talabot, Kim Ann Foxman, Emilio, Cesar & Jason, Concrete, Paris

A 35 ans, l’Espagnol Oriol Riverola est davantage connu sous son pseudo John Talabot. Un producteur raffiné, un dj sensible, qui sait merveilleusement creuser le sillon d’une musique exigeante, riche, où la house se marie parfaitement à la minimale flirtant avec l’électro quand il le faut. Avec un tempo sans excès, mais parfaitement suffisant pour faire danser. Et vibrer.

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros sur place, gratuit avant minuit).

Samedi 7 avril, Etienne de Crécy, Terminal 7, Paris

Même en dj set, c’est toujours une joie de voir le créateur du tryptique « Superdiscount », père fondateur de la house à la française, aux multiples descendances musicales, qui n’a jamais eu besoin d’être à la mode puisqu’il en est à la base. Producteur inspiré, dj puisant à toutes les sources recommandables, ouvert sur le monde, Etienne de Crécy donne à aimer la house music.

Pratique :17 à 22 euros, 23 h- 6h, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV.

Mercredi 11 avril, No Soul, Rex Club, Paris

Pour son anniversaire, Cesko invite un trio de haute voltige avec Masamenos, Jef K et Master Seb (les plus anciens se souviendront des soirées Affolaï au même endroit voilà quelques années). Sans faire de jaloux, comme ne pas afficher son admiration pour Jef K, docteur ès house music, sorcier époustouflant des platines depuis plus de vingt ans. Avec toujours la même fraîcheur. Chapeau, l’artiste.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 5 à 8 euros.

Vendredi 13 avril, Len Faki, Kmyle, Hemka, Ohm Hourani, Ben Vedren, Concrete, Paris

La diversité du plateau permettra, comme souvent à Concrete, de varier les plaisirs, en appréciant bien sûr le premier passage de la jeune Hemka ou du résident Ben Vedren. Mais la tête d’affiche, c’est bien sûr l’Allemand Len Faki, du label Figure, qui a notamment pris sous son aile le Français Traumer, et s’est imposé comme un dj ultra efficace en techno explosive, à défaut d’être toujours surprenante. L’autoroute, confortable, pour une nuit à toute vitesse…

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros sur place, gratuit avant minuit)

Vendredi 13 avril, Make it deep 5 ans, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Glenn Underground, Boo Williams, Soundstream : en voilà une affiche qui fleure bon la house music dans son esprit le plus spirituel et généreux, gage d’une qualité sans fluctuation. Le nom de Glenn Underground, notamment, sonne comme un déclic aux oreilles des fidèles depuis longtemps. Ses passages dans la capitale n’étant pas légion, il serait dommage de ne pas cocher cette date sur son agenda.

Pratique : 90, boulevard de Clichy, Paris XVIII (métro Blanche), Central, dès minuit, 13 euros en prévente.

Vendredi 13 avril, Raresh, Kwartz club, Nice

Ouvert il y a peu, le nouveau rendez-vous azuréen des amateurs de musiques électroniques a décidé de ne pas faire les choses à moitié avec ce grand nom de la minimale des pays de l’Est, portant avec talent la flamme entretenue par le maître Ricardo Villalobos, qui a, depuis son exil allemand, fait tant d’émules un peu partout en Europe et ailleurs. Quand minimale ne veut pas dire pauvreté ou ennui sonore, mais beau voyage subtil…

Pratique : à partir de minuit, 2 rue Bréa, 12 à 20 euros.

Samedi 14 avril, Cleric invite Function et Shifted, la Machine du Moulin Rouge, Paris

La techno sombre et puissante sera à l’honneur de cette nuit placée sous le signe de la rave, entre le Britannique Cleric et l’Américain Function, vétéran connu notamment pour son projet Sandwell District. Un son immédiatement reconnaissable qui, loin de faiblir, est en perpétuel renouvellement, en parfait fan du Jeff Mills des années 90.

Pratique : 90, boulevard de Clichy, Paris XVIII (métro Blanche), Club, dès minuit, 13 euros en prévente.

Samedi 14 avril, Helena Hauff et The Hacker, la Belle Electrique, Grenoble

Electro et techno seront les deux piliers d’une soirée où le local Michel Amato, aînée toujours inspiré, sera aux côtés d’un phénomène féminin qui doit sa réputation non à son tour de poitrine ou à son sourire, mais bien à sa capacité à produire un set sombre, tonique et profond. Avec Helena Hauff, le danseur n’a pas de répit. Mais loin de lui en vouloir, il en redemande toute la nuit…

Pratique : 12, esplanade Andry Tarly, à partir de 23 h, 16 à 21 euros.

Samedi 14 avril, Round up, Nouveau Casino, Paris

Avec le Canadien Mike Shannon, la house de grande salle sera garantie à 100 %. Le jeune homme a l’art de créer un groove très efficace aux platines, sans effet superflu, comme dans ses productions, à l’image de son excellent “The Box is open” ou de son remix très entraînant de “System Overload” de Kenny Glasgow. Avec aussi Cap et Nils Weimann.

Pratique : à partir de 23 h 45, 109, rue Oberkampf, Paris XI, 12 à 15 euros.

Samedi 14 avril, Insomnia spécial 30 ans Rex club, Pralesh et Marwann Saab, Paris

Quelle meilleure façon de découvrir la scène roumaine avec le duo Raresh et Praslea ? Séparément, les deux djs ne font déjà pas les choses à moitié. Ensemble, ils fusionnent de manière très convaincante pour dérouler une minimale pas toujours préhensible de prime abord, si l’on ne se laisse pas emmener tranquillement vers des rivages où la douceur n’a d’égal que la sensibilité.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 15 à 20 euros.

Mercredi 18 avril, Overground spécial 30 ans Rex club, Paris

Magda, Marc Houle : entre l’ancienne protégée de Richie Hawtin, dont le nom est souvent associé à Troy Pierce, et le producteur canadien aux multiples galettes de belle facture, le line-up ne souffre d’aucune faute de goût. De quoi passer un milieu de semaine minimale sans excès de lenteur ou de dépouillement, et de préparer comme il faut un avant week-end en relative douceur…

Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 12 à 15 euros.

Jeudi 19 avril, Marcel Dettmann, Antigone, Deuil 1500 (live), Concrete, Paris

Souvent associé à Ben Klock, aussi timide que ravageur aux platines, l’Allemand Marcel Dettmann n’est pas seulement un dj pointu et un producteur exigeant. C’est un marathonien de la techno, celle qui ne faiblit pas, se renouvelle à partir de ses racines et sait parfaitement conjuguer force des basses et des kicks à l’atmosphère des nappes. Derrière des apparences martiales, une vraie subtilité à déguster sans modération.

Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 23 heures (10 euros en prévente)

Samedi 21 avril, Legowelt, Gilb’R, Kuniyuki, Malouane, Concrete, Paris

Entre le créateur du classique « Disco Rout » et le fondateur du label si précieux Versatile, la date s’avère incontournable. Un excellent producteur techno et un dénicheur de perles tous styles possibles : l’éclectisme sera naturellement au rendez-vous avec un quota assuré de bonnes sensations sonores. De quoi être fatigué, mais avec le sourire le dimanche…
Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (15 euros sur place, gratuit avant minuit)

Mercredi 25 avril, Polarite présente Drome, Rex club, Paris

Aller écouter l’Anglais Mark Broom, c’est assister non seulement à un grand set de techno à l’ancienne, mais aussi apprécier une grande figure qui, à l’aube de la cinquantaine, a déjà derrière lui une impressionnante carrière de producteur. Aussi discret que prolifique, le Londonien est notamment l’auteur du classique « Things » que tout dj techno se doit de posséder dans son bac.

Pratique : 5, boulevard Poissonnière (Paris X, métro Bonne Nouvelle) dès minuit, 5 à 8 euros.

Samedi 28 avril, Mariel Ito (Maceo Plex), Scuba, Claro Intelecto, Concrete, Paris

Pseudo passionnant de Maceo Plex, Mariel Ito est la promesse d’un voyage sonore passionnant, avec cet art de l’ambiance, de la construction et de la recherche que représente par exemple son morceau « Spectral Romance ». Dans un registre mental mais moins torturé que le maître absolu Aphex Twin, Maceo Plex a bien fait, après des années de sommeil, de rescussiter son alter ego barré. Le reste de l’affiche est bien évidemment à la hauteur. Pratique : 69, port de la Rapée, Paris XII. A partir de 22 heures (11 euros en prévente)

Samedi 28 avril, Immersion, Docks des Suds, Marseille

Techno, mais aussi acid core, hardtek et acid techno… Attention à bien se protéger les oreilles face à ce déluge de BPM annoncé ! Popof, Umek, Jack de Marseille, Klaudia Gawlas sur la grande scène : les têtes d’affiche ne décevront pas un public exigeant et amateur de sensations fortes. Mention spéciale à Uros Umek, même s’il a baissé le rythme depuis ses envolées percutantes de ses débuts, à trois platines.
Pratique : à partir de 22 h, 12 rue Urbain-V, Marseille II, 15 à 25 euros.

Lundi 30 avril, soirée Rive Droite records (Thomas Delacroix, Vlaysin, Synus O, Llivor, Brulee), Glazart, Paris

Parmi la relève techno française, il ne faut pas oublier le label parisien Rive Droite et son fondateur, Thomas Delacroix, dont les solides inspirations et l’ambition sont aisément identifiables dans son efficace titre « Sliders » qui, sans révolutionner le genre, permet de constater que la scène hexagonale a encore de belles années devant elle…
Pratique : 7-15 avenue Porte de la Villette, Paris XIX, à partir de minuit, 10 euros (prévente), 5 euros sur place avant 1 h, 15 euros après.

(Photos : Rodolphe Peté)

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