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Agenda des soirées électro de janvier

Agenda des soirées électro de janvier

30 décembre 2018 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un début d’année forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de cœur

Vendredi 4 janvier, Laurent Garnier, Magazine Club, Lille

Nul doute que cette soirée de début d’année en fanfare n’affiche complet, tellement les sets du « Patron » des musiques électroniques en France sont parfaitement construits, riches et foisonnants. Danser et écouter Laurent Garnier, c’est la certitude d’un merveilleux voyage sonore, bien au-delà de la house et de la techno. Un passionné toujours passionnant, trente ans après ses débuts. Avec aussi Péo Watson, David Asko et P. Moore.
Pratique : 23 euros, à partir de minuit, 84 rue de Trévise.

Jeudi 17 janvier, Madben Fréquences live, Badaboum, Paris

Auteur d’un premier album très remarqué il y a quelques mois, le Parisien Benjamin Leclerq a franchi un nouveau cap, notamment en intégrant l’agence de booking du label Kompakt. Le résident du festival Astropolis propose une mise en scène de ce long format qui devrait donner une ampleur supplémentaire aux compositions du trentenaire ayant notamment collaboré avec Rebeka Warrior, Laurent Garnier et Manu le Malin. Avec aussi Blutch live.
Pratique : à partir de 19 h 30, 11 euros. 2 bis rue des Taillandiers, Paris XI.

Vendredi 18 janvier, les Îlots Électroniques, Joué-les-Tours (37)

Avec Mod3rn (live), Môme, P. Moore. Voilà un festival qui a plus d’un Tours dans son sac en invitant l’un des meilleurs lives techno français (Electric Rescue, Maxime Dangles, Kmyle), une figure des nuits lyonnaises qui revient après une longue éclipse et un jeune producteur niçois qui s’est notamment fait remarquer avec le très pop sucré « Aloha ». Trois excellentes raisons de Joué toute la nuit…
Pratique : 45-49 rue des Martyrs, de 22 h à 5 h 30. 12 à 20 euros (sur place).

Jeudi 24 au samedi 26 janvier, festival Wee !, Poitiers

Spectacle de danse sur fond de techno, sieste électro, plusieurs lieux emblématiques de la ville avec entre autres à l’affiche Shlomo, Ron Morelli et Simon Cell : voilà qui ne manque pas d’intérêt pour un festival plein d’atouts, qui a choisi une voie originale pour une offre multiple, pointue et ouverte, afin de séduire un large public. Comme quoi, les musiques électroniques, ce n’est pas que le dancefloor !
Pratique : le Confort Moderne, le TAP (théâtre auditorium), la Luna, le Lieu Multiple.

Vendredi 25 et samedi 26 janvier, labo du festival Chorus, Vanves (92)

Avec Zombie Zombie, Turzi, Marc Melià, Trypheme, The Ekpyrotic Scenario aka Modgeist, Eva Peel (dj set). Voilà un programme particulièrement éclectique et représentatif du paysage des musiques électroniques pour danser et frissonner dès la fin de l’après-midi. Ne pas rater notamment Zombie Zombie et la divine Eva Peel.
Pratique : à partir de 18 h (vendredi) et 19 h (samedi), 8 à 14 euros. Théâtre de Vanves, 12 rue Sadi-Carnot.

Vendredi 25 janvier, l’Anniversaire 10 moins 1, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Programmation encore secrète pour le Central, la Chaufferie, le Bar à bulles et le Toit. qui ne devrait être dévoilée que début janvier. Mais nul doute que l’affiche soit à la hauteur d’un lieu mythique des nuits parisiennes, que les plus anciens ont connu sous le nom de Locomotive. De sa grande salle à ses sous-sols, les styles les plus variés ont résonné et continueront de le faire. A l’instar du Rex, un endroit repère de la capitale.
Pratique : 21 h- 6 h, 9 euros (gratuit avant 23 h), 90 boulevard de Clichy, Paris XVIII.

Soirées

Vendredi 4 janvier : Jérémy Underground, I Boat, Bordeaux

Pour certains, c’est un mystère : il est jeune, ne produit pas, tout en devenant rapidement une vedette bookée à travers la planète. Pour d’autres, c’est une diva, marquée par la célèbre affaire du sauna réclamé lors d’une date. Mais l’essentiel s’écoute : quand il joue de la house vocale à l’ancienne, Jérémy Underground met tout le monde d’accord. Groovy et soulful à souhait… Avec aussi Deepunder.
Pratique : à partir de minuit, 14,50 euros. Quai Armand-Lalande.

Vendredi 4 janvier : Camion Bazar, le Sucre, Lyon

Amateurs de house, de rythmes chaloupés, de couleurs bigarrées, de flamands roses flottant au dessus de la scène, de danses endiablées, de costumes flamboyants, cette soirée emmenée par l’excellent meneur de revue Romain Play est pour vous. Un réveillon après la date officielle, mais qui en aura toute la folie et la démesure.
Pratique : 50, quai Rambaud, Lyon II. Gratuit, 18 h 30- 1 h.

Samedi 5 janvier : Terrence Fixmer (live), Concrete, Paris

Parmi les producteurs électro de l’Hexagone, il y a bien sûr The Hacker, Arnaud Rebotini et David Carretta. Mais il ne faut pas oublier Terrence Fixmer, dont le fameux «Electrostatic », sur Gigolo records, a marqué toute une génération. Le Lillois, fondateur voilà 20 ans de son label Planète rouge, a su aussi bien s’entourer, se produisant sur scène avec Douglas Mc Carthy, chanteur du mythique groupe Nitzer Ebb. Avec aussi Kobosil ; Mike Parker, KAS: ST.
Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros.

Samedi 5 janvier : DJ Oil, Baby Club, Marseille

Touche à tout en solo ou en groupe, notamment avec The Troublemakers, Lionel Corsini est un enfant de la cité phocéenne qui a notamment puisé son inspiration en Afrique lors de longues résidences. Du trip hop au hip hop, en passant par l’électro, le dj et producteur quadragénaire sait embrasser tous les rythmes pour faire chavirer le dancefloor.
Pratique : à partir de minuit, 8 euros, 2 rue André Poggioli, Marseille VI.

Vendredi 11 janvier : Astroclub, Rex club, Paris

Marc Romboy, Unwelt, Oniris, Sonic Crew : à quelques semaines de l’édition hivernale d’Astropolis, son trio de résidents débarque de la gare Montparnasse pour accompagner le Sudiste Oniris, auteur d’une nouvelle sortie sur le label du festival breton, à laquelle collabore pour un remix l’excellent Marc Romboy. Voilà un cocktail fort en BPM à déguster sans aucune modération…
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, à partir de minuit. 12 à 15 euros.

Vendredi 11 janvier : la Maison Sarcus, le Petit Bain, Paris

Parmi les producteurs à suivre dans l’Hexagone, Voiron mérite une attention certaine, pas seulement par ses influences (Drexciya, Aphex Twin ou Aux88, comme beaucoup) mais par sa capacité à créer le petit son qui emporte tout, à l’image de son titre d’une simplicité désarmante et redoutable, « After chez oim ». Avec aussi Gauvain et Fasme (live).
Pratique : 20, port de la Gare, Paris XIII. A partir de minuit, 10 à 15 euros.

Samedi 12 janvier : Todd Terje, Terminal 7, Paris

Propulsé sur la scène internationale avec son sautillant « Inspector Norse », le Norvégien ne s’est pas contenté de profiter de ce fulgurant succès. Montrant, comme d’autres avant lui que l’inspiration nordique n’avait pas besoin de soleil et de chaleur à l’extérieur pour briller sur les dancefloors, il a su créer, dans ses compositions comme ses remixes, un son bien à lui, à l’instar de ses relectures passionnantes des tubes de Bryan Ferry. Avec aussi Darius, Kartell, Cezaire.
Pratique : place des Insurgés de Varsovie, Paris XV, à partir de 23 h. 24 à 30 euros.

Samedi 12 janvier : Association de Malfêteurs, le Nouveau Casino, Paris

Au-delà d’un nom original, cette soirée, dans un lieu chaleureux et à taille humaine, est l’occasion de découvrir pour certains le Breton Théo Muller, activiste multicartes des nuits, depuis Rennes jusqu’à Paris. Également dj et producteur, il a notamment sorti un morceau (« Attentifs ensemble ») sur le label des soirées Concrete. Avec aussi Nathan Melia, Paul Sinh, Oxyd, Pal Cosmo et Marcorosso.
Pratique : à partir de minuit, 109 rue Oberkampf, Paris XI. 11 euros.

Samedi 12 janvier : Encore 6 ans, le Transbordeur, Villeurbanne

Avec Rone (live), Chloé, Markus Gibb. Entre l’heureux producteur du superbe album « Mirapolis », le local de l’étape, ancien guitariste passé dj, et la talentueuse créatrice du long format « Endless Revisions », la soirée sera à la fois dark et dansante, puissante et mélodieuse, entre électro, pop et new wave. Une programmation finalement très cohérente dans sa diversité.
Pratique : 3, boulevard de Stalingrad, à partir de 23 h 30, 26 à 31 euros.

Vendredi 18 janvier : François K, Concrete, Paris

Maître du son, amateur de dub, producteur et dj émérite, notamment au sein du trio Body and Soul, le plus américain des Français a eu bien raison de reprendre les platines. Comme le prouve son magique « Live at Sonar », entendre un set de François Kevorkian s’avère une expérience vraiment à part, qu’il puise son inspiration dans la techno, l’électro ou le disco. Un spectre large comme l’Amérique… Avec aussi Waajeed Afshin, Joss Moog, Funkastle, Goût du Groove, VDK.
Pratique : à partir de 23 h, 69, port de la Rapée, Paris XII. 15 euros.

Vendredi 18 janvier : Dusty Kid, Warehouse, Nantes

Enfant surdoué de la techno, l’Italien a enchaîné les albums et les morceaux marquants comme
« Milk », « Lynchesque » ou « Americana » avec une facilité déconcertante. Des mélodies accrocheuses et un sens du live qui font mouche. S’il n’est pas rare dans l’Hexagone, sa venue nantaise est à marquer sur son agenda. Avec aussi DJ Fly, Audioflow, Dica, Loule, Ewake, Flo, Dum, Nono, Maat, Boubax.
Pratique : à partir de minuit, 21 quai des Antilles. 13 euros.

Samedi 19 janvier : François X, Benjamin Damage, l’Ostra club, Nancy

D’un côté un résident de la péniche Concrete à Paris, de l’autre un Anglais dont le premier album en 2013 a marqué les esprits. Le tout fait une techno aux sons bien rave, parfaite pour les amateurs d’ambiance old school remise au goût du jour. L’alliance d’un dj et d’un producteur dont le live au Sonar de Barcelone cette année donnait l’impression de se replonger dans les années 90. Avec ferveur et sans nostalgie.
Pratique : 34 boulevard d’Austrasie, à partir de minuit. 13 euros.

Samedi 19 janvier : Carl Craig, Dieze Warehouse, Montpellier

Événement : le mot n’est pas trop fort pour qualifier la venue d’un producteur exceptionnel de la deuxième vague techno de Detroit. Avec un sens inné de la composition sous différents alias, Carl Craig a multiplié aussi les collaborations comme les ponts avec l’Europe. L’auteur de « At Les » ou « Wonderful Life », s’il n’est pas un dj exceptionnel, sait toutefois sélectionner de savoureuses galettes pour animer le dancefloor. Avec aussi Mirko Loko.
Pratique : 188, avenue Marché Gare, à partir de minuit,18 euros.

Mercredi 23 janvier : Neil Landstrumm, Rex club, Paris

Le jeudi matin risque de piquer après cette soirée rappelant les belles heures des années 90, puisqu’elle met à l’honneur un pilier de la techno britannique, Neil Landstrumm, dont les productions puissantes et impressionnantes ont rejoint notamment le catalogue du label Trésor. Le mercredi, ce n’est donc pas que le jour des enfants… Avec aussi Clara Cuve (live) et Sentimental Rave.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, dès minuit. 5 à 8 euros.

Jeudi 24 janvier : Katapult, NF 34, Paris

Le label (et avant lui le magasin), ainsi que le soirées du duo, à la ville comme à la scène Alex et Laetitia, sont toujours extrêmement recommandables, qu’ils investissent le Rex club, le T7 ou les rives de la Seine. Pour leur rentrée, ils ont invité un habitué (Nicolas Lutz) et un producteur venant pour sa première date parisienne, Reedale Rise. Voilà qui devrait donner envie de découvrir ce natif de Liverpool très inspiré par la techno de Detroit. Il y a pire comme référence…
Pratique : 34, quai d’Austerlitz, Paris XIII. 22 h- 5h. Gratuit avant minuit, puis 5 euros.

Vendredi 25 janvier : Michael Mayer all night long, Rex club, Paris

Passer une nuit à écouter le boss du label Kompakt, cela ne se refuse pas ! Car Michael Mayer n’est pas seulement un francophile tenant la barre d’un des meilleurs labels de house et techno, il s’avère depuis longtemps un producteur exigeant dont les mélodies, en morceaux originaux comme en remixes, marquent les esprits. Même talent en dj set, par un sens de la construction qui fait mouche avec une grâce faisant plaisir à voir et à entendre.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris X, dès minuit. 12 à 15 euros.

Samedi 26 janvier : Manifesto XXI, la Java, Paris

Française installée à Berlin mais ayant vécu à Montréal et en résidence à Detroit, La Fraicheur impressionne par son activisme tous azimuts (16 Eps en deux ans, un album, un mix pour Trax) et son parcours (programmation, attachée de presse, manager), comme son engagement pour les femmes. A suivre donc attentivement…Avec aussi Aamourocean, Cassie Raptor, Ocean.
Pratique : 105, rue du Faubourg du Temple, Paris XI. À partir de minuit, 8-10 euros.

Samedi 26 janvier : Theo Parrish, Terminal 7, Paris

Si les soirées ne sont pas fréquentes et les prix à la hauteur de la vue immanquable sur la capitale, les soirées au T7 brillent aussi par leur programmation sans fausse note. Nouvel exemple avec la venue d’un des princes de la house américaine, fondateur du label Sound Signature. Producteur prolifique en maxis comme en albums, Theo Parrish porte la voix de la house avec une belle ferveur. Avec aussi Thomas Xu, Julion De’Angelo, Nicolas Misha, Deon Jamar.
Pratique : place des Insurgés de Varsovie, Paris XV, à partir 23 h. 22 à 27,50 euros.

Samedi 26 janvier : Pendulum dj set, Le Bikini, Toulouse

Attention, la drum n’ bass est de sortie avec un de ses groupes les plus emblématiques depuis le milieu des années 2000. Les Australiens ont connu une carrière aussi agitée que leur musique, entre séparation et reformation, concerts et dj sets pour le plus grand plaisir de leurs fans du monde entier. Un événement à ne pas rater, évidemment ! Avec aussi Elisa do Brasil, Mr Magnetic et un invité surprise.
Pratique : rue Théodore-Monod, Ramonville-Sainte-Agne. De 19,50 à 20, 70 euros, dès 23 h 30.

(Photos : Rodolphe Peté)

Show, la macabre danse baroque d’Hofesh Shechter
Agenda culture de la semaine du 31 décembre 2018
Rodolphe Pete

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