Musique

Das Racist, album « Relax » : l’anti bling-bling gang bang !

17 octobre 2011 | PAR Aurore Berthe

Himanshu Suri, Victor Vasquez et Ashok Kondabolu forment un trio trublion depuis 2008, les Das Racist. Aficionados de petits buzz avec des titres évocateurs tels que le fameux « Combination Pizza Hut and Tacco Bell » qui les fera d’ailleurs connaître, les puristes leurs trouvent un côté quand même limite foutage de gueule. A bon entendeur, Das Racist c’est cheap, ahuri, atone et obtus, limite on se prend un fou rire en pleine rue à l’écoute.

Faisant suite à 2 précédentes mixtapes déjà parues et ayant trouvé sans problème leurs publics, le dernier album « Relax » nous offre une espèce de melting-pot des genres, dub, tropical, pop, rock, et même electro 8bit, avec en ligne conductrice un Hip Hop new-yorkais aux flows naïfs mais exquis. Das Racist assume parfaitement une évidente provocation face à certains conservateurs rap, ce n’est pas pour rien qu’ils déclarent choisir leurs beats « de façon à ce que les fans de Talib Kweli ne les aiment pas » (Village Voice). A eux trois, c’est autant d’arnaques que de bons concepts et références (The Roots, The Beastie Boys, Bad Brains, MF Doom, El-P, Prodigy (Mobb Deep), Mr. Cheekz, AZ, Kool Keith, Lil Wayne, Jay-Z, Big Pun, Lil B, MIA, Nas, Ghostface, RZA, ODB, Raekwon, GZA, Gil Scott Heron, Amiri Baraka, Saul Williams, Iggy Pop, Safe, etc.).

« Relax » tient presque autant du sketch que de l’album, une vraie fraicheur dans le hip hop, autant par certains accueils (glaciaux) qu’en tant que réel souffle novateur. L’étendue des guests conviés n’y est certainement pas pour rien, allant de El-P à Diplo, ou encore Danny Brown. Une réelle volonté d’ouverture avec des collabs en marge du rap à la old school.

Les sonorités orientales et indiennes concèdent une couleur épicée à certains titres,  d’autres nous baladent dans des sphères plus urbaines. Les samples articulent ces 14 morceaux donnant un rythme joyeux et pas prise de tête, oui c’est frais ! Ce n’est pas sans rappeler ces adorables films indiens un peu kitsch, style Bollywood, mélange de modernité et de culture traditionnelle. Sauf qu’ici nous parlons de nouveaux sons et du bon vieux rap new-yorkais. Le panachage musical que nous propose Das Racist en est tout droit importé, c’est avant tout le divertissement, la possibilité de détacher son esprit pendant quelques heures des réalités de la vie. A cela s’ajoute un savant mix de la Big Apple, des beats de Roumains, et des textes de bourrins ! L’écoute de « Relax » détend, un album qui porte bien son nom, l’anti-déprime automnale !

 

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