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Whilem Latchoumia ouvre le 2e Festival La Dolce Volta

Whilem Latchoumia ouvre le 2e Festival La Dolce Volta

08 décembre 2019 | PAR Yaël Hirsch

Après les Gilets jaunes l’an dernier, ce 7 décembre 2019, ce sont les grèves qui ont bloqué certains des spectateurs souhaitant assister à la deuxième édition du festival du label à la Vespa, la Dolce Volta. Mais le public a su trouver le chemin et la Salle Gaveau était assez pleine à 14h, pour le premier récital de cette journée de musique en quatre temps que nous avons suivi avec délices au rythme proposé par le pianiste Wilhem Latchoumia.

Alors qu’il vient de sortir à la Dolce Volta un album dédié à la Cendrillon de Prokofiev (1891-1953) qu’il a mâtiné de créations éthérées du théoricien américain Henry Cowell (1897-1965), c’est le pianiste Wilhem Latchoumia qui ouvrait le bal de ce deuxième Festival la Dolce Volta, ce samedi 7 septembre 2019, juste après un chaleureux mot d’introduction par le directeur du label, Mickaël Adda (lire notre interview).

Le principe de la Dolce Volta était de donner la parole aux musiciens, Latchoumia l’a prise pour nous présenter Cowell et commencer par une « First irish legend » spectrale et sensuelle. Il n’a pas eu besoin de présenter Prokofiev mais l’emboîtement d’une morceau de Cendrillon et d’une autre page de Wowell, toujours plus mystérieuses et se jouant à même les cordes du piano a en effet tissé pour le public le fil rouge d’un beau conte de fée, quelques jours avant Noël. La présence scénique du pianiste est charismatique aussi bien quand il virevolte dans la fameuse « Valse » de Cendrillon » que quand il ponctue le conte de fée avec les « Fairy Bells » de Cowell.

En bonus de cet ensemble cohérent, Latchoumia a revisité le compositeur auquel il avait dédié son avant-dernier disque chez la Dolce Volta : Falla (1876-1946). Puisant d’abord dans les œuvres de jeunesse (Danza del Molinero, Romance del Pescador); il nous a ébahis de virtuosité chaude et puissante dans L’amour sorcier avant de finir sur une pièce rare du compositeur espagnol, Fantasia Beatica. En bis, le pianiste a proposé de se proposer de voyager vers le Brésil avec un conte de Villa-Lobos tout à fait foudroyant.

Alors que Anne Gastinel et Xavier Phillips se préparaient pour le concert de 16h, Wilhem Latchoumia a signé ses disques et beaucoup échangé avec un public ravi de le parler et de voir les photos de Romain Thierry et William Beaucardet, exposées dans le cadre du festival.

 

Visuel : ©YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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