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Vidéo : Rencontre avec le flûtiste Emmanuel Pahud à l’Opéra de Tours

Vidéo : Rencontre avec le flûtiste Emmanuel Pahud à l’Opéra de Tours

17 mai 2022 | PAR Vladimir

Nous étions samedi 14 mai au Grand théâtre de Tours pour un concert exceptionnel du flûtiste international Emmanuel Pahud, accompagné par l’orchestre symphonique de Tours sous la direction de Paul Meyer. Nous avons interviewé le musicien dans sa loge.

La flûte est un des instruments les plus populaires des conservatoires et écoles de musique.
Cependant, il semble rare d’entendre cet instrument devant l’orchestre, et ses prestations solistes semblent plutôt trouver grâce dans la musique de chambre.

Quel belle surprise que de voir ce soir en région, un concert – carte blanche donné au flûtiste Emmanuel Pahud, un des plus grands représentants de l’excellence des bois français avec un programme sur mesure dédié à cet instrument si poétique.

Le musicien, dans notre interview vidéo nous livre son expérience professionnelle, son choix de cet instrument, son arrivée à l’orchestre de Berlin en tant que flûte solo et sa volonté de transmettre aux jeunes générations.

Après la très belle ouverture du Roi Lys d’Édouard Lalo jouée à l’orchestre, le flûtiste a enchaîné les chefs d’œuvres pour flûte avec le concertino de Cécile Chaminade, l’Odelette de Camille Saint Saëns et une transcription pour orchestre de la sonate pour flûte et piano de Francis Poulenc. La Symphonie en si bémol conclut en deuxième partie ce concert 100% français.

Emmanuel Pahud a subjugué l’assistance tourangelle avec les trois morceaux proposés ce soir. La maîtrise du phrasé, de la respiration et du placement du son, l’interprétation très personnelle nous a fait découvrir la flûte sous un jour nouveau.
Cet instrument a toujours occupé une place très particulière dans la musique française et c’est très justement que ces œuvres ont trouvé la place dans ce programme de l’orchestre de Tours, résolument tourné vers le répertoire français du 19e siècle depuis la nomination de son nouveau directeur la saison passée.
On connaissait Paul Meyer clarinettiste, on le découvre à l’aise en chef d’orchestre dans un répertoire exigeant, très attentif au jeu du soliste dont il connaissait les moindres respirations.
Gageons que ce concert saura donner des idées à d’autres orchestres de faire la part belle aux instruments à vents solistes, trop souvent négligés au profit des indétrônables piano ou violon.

Vladimir.

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