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Rencontre avec la violoncelliste Astrig Siranossian à La Folle Journée de Nantes

Rencontre avec la violoncelliste Astrig Siranossian à La Folle Journée de Nantes

14 février 2020 | PAR Victoria Okada

Lors de la dernière Folle Journée de Nantes (du 29 janvier au 2 février 2020), TouteLaCulture.com a rencontré un certain nombre de musiciens, dont la plupart des jeunes étoiles. Questions courtes, réponses courtes. Parfois, ils se sont amusés à raconter des anecdotes ou ont développé des points qui leur touchaient.

Pour la deuxième de cette série d’interviews, nous présentons la très talentueuse violoncelliste Astrig Siranossian. Diplômée du CNSM de Lyon puis de la prestigieuse Hochschule de Bale, premier prix et plusieurs fois Prix Spécial du concours international K. Penderecki, elle est souvent invitée par Daniel Barenboïm. Elle joue avec des plus grands : Simon Rattle, Antonio Pappano, Yo-Yo Ma, Sol Gabetta, Bertrand Chamayou ou encore Daniel Ottensamer
Son jeu habité et sa sonorité profonde et ample, délicate et chaleureuse, incarne sa musicalité exceptionnelle. Et en ville, c’est une jeune femme toute simple, sympathique, à qui le rire va très bien.

Comment avez-vous commencé la musique et qu’est-ce qui vous a fait prendre la décision d’en faire votre métier ?

Mon père était directeur d’un conservatoire, pianiste et chef d’orchestre et j’ai commencé l’écoute de la musique classique définitivement dans le ventre de ma maman. J’ai eu mon premier instrument à l’âge de 3 ans et c’est à l’âge de 4 ans que j’ai demandé à jouer assise du violoncelle.

La ou les rencontres déterminantes dans votre vie de musicienne ?

Il est difficile de nommer une seule rencontre, car je devrais déjà remercier après mon entourage familial, tous mes merveilleux professeurs, d’avoir eu la passion de la transmission, Patrick Gabard, notamment, qui m’a accueillie à l’âge de 8 ans au C.N.R. de Lyon, et Ivan Monighetti, que je considère comme mon maître. Rencontrer et jouer régulièrement avec Daniel Barenboim est évidemment un cadeau et un épanouissement musical sans frontière, mais pour réussir à comprendre le langage de haut niveau il faut avoir reçu à mon sens les armes nécessaires et une solide formation.

Projets à venir ?

De nombreux projets, notamment un enregistrement à sortir en octobre 2020 chez le label Alpha avec Nathanaël Gouïn au piano dans un programme qui me tient tout particulièrement à cœur. Des concerts bien sûr, des directions artistiques également de festivals, sans jamais évidemment oublier le temps de se nourrir de culture et d’amis.

Rêve ou/et souhait en tant que musicienne ?

Mon souhait le plus cher est de continuer à toujours partager avec le public de belles émotions, ne jamais faire de concessions sur la qualité musicale et toujours rester entière, dans la vie comme sur scène.

A noter…

Son dernier disque paru chez Claves, qui réunit les concertos de Chostakovitch et Khachaturian avec Sinfonia Varsovia sous la direction de Adam Klocek est marqué par l’audace du programme et par le mélange alchimique de sauvagerie et d’élégance dans son interprétation. Dès les premières mesures, nous sommes captivés par ce quelque chose d’indéfinissable qui vient de tréfonds d’elle, qui nous émeut voire secoue…
Nous attendons alors avec impatience son nouveau disque dont elle tient secret le programme !

 

Amis aux Etats-Unis, elle sera en tournée à partir du 19 février jusqu’au 8 mars avec West-Eastern Divan Ensemble. Programme : Brahms, Tartini, Attahir, Mendelssohn.

Dates et infos sont ici.

Photo : Astrig Siranossian à la Folle Journée de Nantes, 2020 © Victoria Okada

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Victoria Okada

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