Classique
Nemanja Radulovic ouvre le Festival Paris Mezzo avec brio et liesse

Nemanja Radulovic ouvre le Festival Paris Mezzo avec brio et liesse

02 juin 2016 | PAR Yaël Hirsch

Ce mercredi 1ier juin, c’est aux Folies Bergères que le violoniste serbe Nemanja Radulovic a ouvert la 2e édition du Festival Paris Mezzo avec l’ensemble Double-Sens et Laure Favre-Kahn au piano. Le programme était éclectique, l’ambiance festive et la soirée virtuose.

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Alors que la grande salle des Folies Bergères se remplissait peu à peu de pas mal de retardataires bloqués par le trafic d’un Paris sous la pluie, la première partie du programme mêlait deux grands classiques de Bach et Vivaldi. Dès le concerto pour violon et orchestre de Bach, interprété en entier, Nemandja Radulovic était au maximum de l’intensité et de la vitesse avec un orchestre debout, libérant une énergie folle. 4 mouvements des 4 saisons ont suivis, virtuoses, avec des accents très tranchés : les piano très piano et les forte, brûlants. L’entracte est arrivé avant même qu’on ne s’y attende.

La deuxième partie de la soirée a été slave, forcément. On a commencé avec une danse hongroise de Brahms magique, puis l’objet de la très belle vidéo qui circule sur YouTube « Chanson que ma mère m’apprenait » de Dvorák, l’intensité et la rapidité est encore montée, les grands cheveux et les bottes militaires du violoniste frappant la mesure au sol avec la danse russe du Lac des cygnes. La douceur est arrivé pour saisir le public dans la jolie romance du « Taon » de Chostakovitch, avant que l’ensemble vrille vers un répertoire plus contemporain avec la drolatique et difficile « Danse du sabre » de Kachatourian, encore épicée par un échange d’archets et violon brusque et original entre Radulovic et sa première violoniste. On a retenu nos larmes pour le thème schmalzig composé par John Williams pour la Liste Schindler où Nemanja Radulovic était au comble de l’expressivité et on a terminé dans le monde tzigane le plus bouleversant avec le « Csardas »de Monti.

Très heureux d’être sur scène et de donner beaucoup de plaisir à son public, Nemandja Radulovic a offert généreusement trois bis : l’un venait de sa ville, le deuxième était une très belle instrumentalisation « classique » du « Gimme » de Abba (son morceau de bravoure le plus festif)et l’on a fini en pays tzigane avec un public en liesse qui a battu la mesure, avec violence et passion. La standing ovation a été longue pour le violoniste prodige et son programme flamboyant.

Pour en savoir plus sur la programmation du Paris Mezzo Festival, c’est ici
Pour lire notre interview de Nemanja Radulovic, cliquez.
Pour toutes les dates de concerts, c’est là.

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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