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[Live-Report] Michael Levinas grandiose dans la sonate pathétique de Beethoves aux bernardins (16/11/2014)

[Live-Report] Michael Levinas grandiose dans la sonate pathétique de Beethoves aux bernardins (16/11/2014)

20 novembre 2014 | PAR Yaël Hirsch

Alors que son opéra Le petit prince a eu un grand succès lors de sa création à Lausanne et arrive bientôt à l’opéra de Lille et au châtelet, à Paris, tout au long du mois de Novembre, le compositeur et pianiste Michael Levinas s’est lancé dans l’interprétation de l’intégrale des sonates de Beethoven au Collège des Bernardins. Toute la Culture a pu entendre le récital du 16 novembre au matin où la 8e sonate « pathétique » était au programme d’un grand moment de musique et de recueillement. ne manquez pas les concerts des 29 & 30 novembre à 16h & 20h30 (samedi) puis 11h et 16h (dimanche). 

[rating=4]

A 11h du matin, de dimanche 16 novembre l’imposant auditorium des Bernardins est pratiquement plein. certains sont venus seuls pour entendre Michael Levinas au piano, dans u programme concis et resserré de 4 sonates de Beethoven. Il entre très ponctuellement en scène après avoir salué et longé la salle d’un pas rapide et précis. C’est sans partition et de tête qu’il s’élance dans l’interprétation de la Sonate n°19. Il démarre l’andante avec expression et beaucoup d’énergie. La salle retient son souffle, et le pianiste enchaîne lui même avec le deuxième mouvement sans presque reprendre son souffle.

Quand il aborde la fameuse « Pathétique » qui donne son titre à la session de ce matin, Michael Levinas se concentre et met toute la douceur du monde dans les premières notes du « Grave » et il emmène son public très loin dans l’émotion quand les notes semblent se ramasser avant qu’une mélodie plus claire ne résonne. Le public suit non seulement les mains du musicien mais aussi tout son corps qui semble battre le rythme soutenu de son interprétation. A la fin de l’oeuvre, quand le pianiste salue et se lève brusquement pour prendre une petite pause, tous se sentent comme soudainement sortis d’une moment d’hypnose ou de charme puissant.

C’est avec autant de concentration et de passion que Michael Levinas revient jouer les contrastes et les contradictions de la Sonate n°27 avant de se laisser aller à plus de légèreté et de rêve dans la Sonate n°31. Au-delà de l’immense qualité de son interprétation, le pianiste donne vraiment à vivre de l’intérieur tous les contrastes et l’intensité d’une musique purement romantique. Un moment de libération sans condition des émotions par la musique de Beethoven.

visuel : Yaël Hirsch

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Idir Benard
Passionné par les nouvelles technologies, la cyberculture et les visionnaires de tout poil, il écrit un mémoire à l'EHESS sur le transhumanisme et la science fiction. Interrogateur du genre humain, en chemin hors de la caverne de Platon. Bon vivant, ne se prive pas de couvrir des évènements sympas en tout genre, qu'il y ait du vin, du dupstep ou de l'art. Fan des dessins animés des années 90 (Tintin, Dragon Ball Z) et des jeux old school (mégadrive en particulier)

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