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La Maîtrise de Notre-Dame et l’Orchestre de la Garde républicaine, un concert cathédral et gracieux

La Maîtrise de Notre-Dame et l’Orchestre de la Garde républicaine, un concert cathédral et gracieux

23 novembre 2016 | PAR Alexis Duval

Le 22 novembre, jour de la sainte patronne des musiciens, a constitué une belle occasion de découvrir des oeuvres méconnues de Camille Saint-Saens, André Caplet et Lili Boulanger.
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Le 22 novembre au soir, c’est un magnifique hommage à Sainte Cécile, patronne des musiciens dans la liturgie catholique, qui a été rendu dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. L’Orchestre de la garde républicaine, en tenue d’apparat, et le Choeur d’enfants de la Maîtrise de Notre-Dame-de-Paris, pour la plupart en aube bleue, ont donné à entendre une programmation rare de musique sacrée de la fin XIXe-début XXe siècles.
On ne pouvait imaginer une ouverture plus majestueuse – tout en étant d’une grande délicatesse – que celle du Prélude du Déluge, pièce peu connue du répertoire de Camille Saint-Saens (1835-1921), compositeur au génie protéiforme. L’acoustique monumentale de la cathédrale, la solennité du lieu comme les tenues des membres de l’orchestre ont conféré à la soirée une couleur toute particulière.

Ernest Chausson en acmé
Le programme s’est poursuivi avec deux oeuvres d’André Caplet, Panis Angelicus et un Septuor, transformé en quatuor de cordes. Entre les deux compositions, l’Orchestre de la garde républicaine a joué le Pie Jesu de Lili Boulanger (1893-1918). Une pièce un brin lugubre aux allures de requiem que la compositrice a dictée mourante à sa soeur.
L’acmé de la soirée a été en toute logique atteint avec La Légende de Sainte Cécile d’Ernest Chausson. Cette oeuvre, de circonstance s’il en est, déploie en trois actes des mélodies d’une grande beauté. Le cadre cathédral augurait d’une soirée placée naturellement sous le signe de la droiture et de la solennité. C’était aussi un moment de grâce.
Texte et Visuel : Alexis Duval

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