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La magie de Noël à la Seine Musicale Avec l’Oratorio de J.S.Bach

La magie de Noël à la Seine Musicale Avec l’Oratorio de J.S.Bach

11 janvier 2022 | PAR Jean-Marie Chamouard

La Seine Musicale présente le 8 Janvier la deuxième partie de l’Oratorio de Noël de J. S Bach (les cantates 4, 5, 6). Elle a invité le chef d’orchestre hongrois György, Vasheghy, le chœur Purcell et l’orchestre Orféo.

Des artistes venus de Budapest 

L’oratorio de Noël a été composé par JS Bach à Leipzig en 1734. Il comporte six cantates. Les textes bibliques, inspirés par les Évangiles de St Luc et de St Mathieu, ont été écrits par J.S. Bach et par son collaborateur Picander. Ceux sont les récitatifs confiés au ténor, appelé l’évangéliste. Certains chants des arias et des chœurs seraient inspirés de poèmes de Martin Luther. Pour cette deuxième partie de l’oratorio de Noël, la Seine Musicale nous emmène à Budapest. György Vasheghy (né le 13 Avril 1970) a fondé en 1990 le chœur Purcell et l’année suivante l’orchestre Orféo attaché à l’opéra de Budapest. L’orchestre Orféo joue sur des instruments d’époque. György Vasheghy est un spécialiste de la musique ancienne et baroque et il aime tout particulièrement la musique de JS Bach pour sa profondeur et son intensité dramatique.

La cantate du 1er Janvier : la circoncision du Christ

La joie de Noël est toujours bien présente. Dès le début de la cantate, la musique est joyeuse, confiante depuis la bonne nouvelle de Noël. L’aria est somptueux. Le hautbois chante seul, annonçant la voix humaine. La soprane Emöke Barath entame un merveilleux dialogue avec le hautbois. Ce duo est une romance sereine, une consolation, un moment de grande émotion pour l’auditeur. Le « Ja », le oui à Dieu, est répété par la cantatrice comme un écho divin. La cantate se termine par le retour des cors, accompagnant un chœur qui est une louange à la victoire de Dieu.

La cantate du premier dimanche de l’année : l’annonce aux rois mages.

« Que ta gloire, ô Dieu, soit chantée ». Le titre de la cantate évoque une foi joyeuse, communicative. L’ouverture de l’orchestre est rapide, rythmée, l’entrée du chœur éclatante. La musique est flamboyante, pleine d’allégresse. L’aria est l’occasion d’un nouveau duo, très harmonieux, entre le haut bois et la voix de basse de Lorant Najbauer. Puis changement brusque : la musique devient tourmentée, avec des accents inquiétants, traduisant les menaces d’Hérode. Le trio Soprane, alto, ténor est une longue litanie qui procure peu à peu de l’apaisement. Le chœur final est contrasté, il débute dans une grande douceur, comme une tendre berceuse et se termine en une puissante louange de Dieu.

La cantate de l’épiphanie : la visite des rois mages

« Seigneur, lorsque nos ennemis orgueilleux enragent » Comme le titre, les trompettes et les timbales l’expriment : la musique est énergique, presque guerrière, comme un encouragement avant le combat. Cette sixième cantate est un long récitatif qui raconte l’épiphanie, comme métaphore de la victoire divine sur le mal. Ce récitatif est mis en valeur par la voix chaude, douce et puissante à la fois, du ténor autrichien Bernhard Berchtold. La découverte de la crèche et du nouveau né par les rois mages est un moment de grande tendresse, la voix du ténor est très émouvante. La cantate met en valeur le contraste, au cœur du christianisme, entre la puissance divine et la fragilité de cet enfant, fils de Dieu .Suit une longue prière confiée au Ténor, qui est un appel à la réconciliation des hommes. La cantate se termine par un chant de victoire, la victoire de Dieu sur ses ennemis. Le chœur est renforcé par les trompettes pour ce chant final triomphal.

Ce deuxième concert consacré à l’Oratorio de Noël a permis à l’auditeur d’entendre la totalité des six cantates, ce qui n’est finalement pas si fréquent. La musique de JS Bach a été mise en valeur par l’interprétation de Gyorgy Vasheggi, de son chœur et de son orchestre, alliant dynamisme, finesse, sens de la nuance.

Visuel : JMC

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Jean-Marie Chamouard

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