Chansons

Les Wriggles sont de retour : ça chante et ça gratte toujours là où ça fait mal

Les Wriggles sont de retour : ça chante et ça gratte toujours là où ça fait mal

19 février 2019 | PAR Jean Emmanuel P.

Le groupe de chansons françaises les Wriggles s’est reformé et est en tournée dans toute la France. Ils sortent un nouvel album pour l’occasion, intitulé « Complètement red ».

Ils étaient attendus, après une longue pause de 10 ans. Toujours vêtus de leur tenue rouge, trois anciens et deux nouveaux composent désormais le quintet. Les chansons sont drôles, et troublent encore, parfois mélancoliques, surtout poils à gratter.

Parmi les nouvelles chansons, on remarquera Le Chantage d’E. Urbanet sur la fin d’un amour, cause de tous les désastres. Dans Content de sourire écrit par F. Volovitch (un ancien des Wriggles), on peut sourire même si cela ne voit pas : « Le sourire complice, le sourire sympa, le sourire gêné / ça ne veut pas dire que je ne suis pas content d’être là ».

Bien calé dans le spectacle, on partage le très réussi Bourguignon, histoire d’une recette partagée sur Internet avec des trolls pas très bien intentionnés… Il est aussi question de politique, dans Bye bye, d’amour souvent comme dans Dans son bain, et même d’opéra sous-titré en allemand avec des morts et un récitant… 

Au milieu des nouvelles chansons, on assiste à des sketchs clownesques très réussis. Les fans ne sont pas en reste, et n’hésitent pas à chanter sur les anciens succès, réinterprétés pour l’occasion : Petite Olive (…qui fait le tour du monde), Poupine et Thierry (sur un lapin, une belette et un chasseur), Monolithe (sur une affaire de gaz dans une montgolfière), Car l’amour (« je suis amoureux de moi »)…

En dignes héritiers des Frères Jacques en mode 2.0, et avec leurs textes subtils et leur engagement scénique, les Wriggles font encore mouche. Pas étonnant qu’ils aient une place à part dans le coeur des anciens et à n’en pas douter de nouveaux spectateurs. Loin du circuit des superproductions, leur notoriété croissante est bien méritée.

Photo : © Pidz

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