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Live report : le concert de Tarja Turunen au casino de Paris le 9 novembre 2016 !

Live report : le concert de Tarja Turunen au casino de Paris le 9 novembre 2016 !

10 novembre 2016 | PAR Magali Sautreuil

Le 9 novembre dernier, la chanteuse lyrique finlandaise Tarja Turunen s’est produite au Casino de Paris à l’occasion de la tournée promotionnelle de son nouvel album « The Shadow Self ». L’ex-chanteuse de « Nightwish » semble mener une belle carrière solo et les fans répondent toujours au rendez-vous. Malgré une baisse de la fréquentation des salles de spectacle en France, la chanteuse parvient à faire déplacer les foules avec son « Shadow Tour ».

Non pas un mais deux groupes ont assuré la première partie : les Suisses « The Shiver » et les Italiens « Sinheresy ». Comme le groupe de Tarja, « The Shiver » a été créé en 2005, mais la ressemblance s’arrête là car on est loin des standards du métal symphonique. Les Suisses envoient plutôt du bon son rock, ce qui n’est pas déplaisant. Par contre, le second groupe, « The Sinheresy », s’inscrit bel et bien dans la veine du métal symphonique. Les Italiens ont enflammé la salle, pas vraiment par leur répertoire plutôt classique, mais grâce à l’énergie de leurs deux chanteurs : Cécilia Petrini et Stefano Sain.

Ce n’est qu’après 1h45 d’attente que Tarja est enfin montée sur scène. La salle s’étant remplie au fur et à mesure, cela n’est guère étonnant. Heureusement que les deux groupes de première partie de soirée ont rempli avec brio leur mission en réchauffant l’ambiance crescendo. Mais l’attente a été vite oubliée tant la joie de la chanteuse faisait plaisir à voir et à entendre. L’entente et la bonne humeur qui règne au sein du groupe sont assez communicatives.

En pleine promotion de nouvel album « The Shadow Self », celle-ci a ouvert le concert sur une des chansons de ce dernier : « No bitter end ». Le tempo rapide et rock de celui-ci convenait parfaitement à une ouverture de parfait concert.

Le troisième morceau, « Demons in you », avait de quoi en dérouter plus d’un, par son mélange de sons de basse presque funky et ses accents jazzy.

Chaque chanson a son propre univers et entre en résonnance avec les préoccupations de Tarja. C’est dans cet esprit qu’elle a écrit « Calling from the wild », une ode à notre planète.

Retour aux sources avec « The living end », une ballade aux influences celtiques et le medley reprenant des titres phares de sa carrière de chanteuse du groupe « Nightwish ».

Certains morceaux laissent aussi transparaître l’influence classique de la chanteuse, qui s’est essayée au chant classique dès le lycée. « Innocence » est un morceau à la fois sombre et dramatique, introduit par une partition au piano de Chopin. Il fait écho à la ballade symphonique « Love to hate », dans laquelle on retrouve le même piano. « I walk alone » est un clin d’œil au « Requiem » de Mozart. « Victim of riual », une chanson complexe et audacieuse, mêle à la fois les percussions du « Boléro » de Maurice Ravel aux explosions de heavy metal. Elle met aussi extrêmement bien en valeur la voix de soprano de Tarja lors des refrains a capella.

Le concert donné au Casino de Paris est donc à l’image de la chanteuse. À 39 ans, elle demeure une artiste inclassable, qui ne souhaite pas s’enfermer dans un style musical en particulier. Elle préfère se confronter à différents genres musicaux et expérimenter de nouvelles choses avec plus ou moins de succès, y compris au sein d’un même album. Déconcertant, ce parti pris laisse ses fans dans une perpétuelle incertitude quant au contenu de ses albums, ce qui a un côté grisant. Comme des enfants qui déballent avec frénésie leurs cadeaux, à chaque nouveau disque, on découvre de nouvelles surprises, bonnes ou mauvaises.

« The Shadow Tour » et l’album « The Shadow Self » s’adressent donc à des personnes qui acceptent de sortir des standards du métal symphonique pour s’initier à d’autres genres.

Play list :

Morceaux extraits de son dernier album « The Shadow Self » : « No bitter end », « Demons in you », « Calling from the wild », « Love to hate », « The living end », « Too many », « Undertaker » et « Innocence ».

Morceaux extraits de son précédent album « Colours of the dark » : « 500 letters », « Lucid dreamer », « Until silence », « Mystique voyage » et « victim of ritual ».

Morceaux extraits de l’album « What lies beneath » : « Until my last breath ».

Morceaux extraits de « The brightest void » : « House of wax ».

Morceaux extraits de son premier album « My winter storm » : « The reign », « I walk alone » et « Die alive ».

Morceaux extraits des albums de Nightwish : « Tutankhamen », « Ever dream », « The ridder » et « Slaying the dreamer ».

Infos pratiques

Comédie Framboise
Compagnie l’Héliotrope
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