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Fazil Say au Théâtre des Champs Élysées

Fazil Say au Théâtre des Champs Élysées

02 février 2022 | PAR La Rédaction

Fazil Say, pianiste et compositeur turc, revenait avec Janine Roze Production au Théâtre des Champs Élysées dimanche 30 Janvier 2022. À l’occasion de son troisième et dernier concert, le pianiste a choisi d’interpréter les Variations Goldberg de Bach.

Par Mélissa Yelgel

A rebours d’une œuvre destinée a bercer son auditeur

On raconte que l’oeuvre serait une commande du Comte Herman von Kayserling qui sollicitait son claveciniste Johann Gottlieb Goldberg lorsqu’il faisait des insomnies. Ainsi les Variations Goldberg sont initialement pensées pour bercer l’auditeur. Il était évident que Fazil Say allait y apporter une certaine énergie et disons le honnêtement, si le comte avait écouté l’interprétation de dimanche, il n’aurait certainement pas retrouvé le sommeil.

Une interprétation singulière

Le choix de Fazil Say d’apporter au tempo toute son énergie a certainement convaincu les auditeurs les plus perplexes de la salle. L’Aria initial, merveilleusement exécuté, a dès le début donné le ton de la suite du concert. Le tempo était vif et incisif.

Le fait qu’il joue avec une main gauche très puissante contribue également à cette dynamique. Au moment où le programme devenait répétitif, Fazil Say nous surprenait avec certaines variations interprétées avec plus de délicatesse, où il tempérait sa fougue et nous invitait à la rêverie. Isoler ainsi certaines variations, les mettre en relief, apportait une dimension nouvelle à la globalité de l’œuvre en évitant la monotonie d’une interprétation trop rigide.

Fazil Say, pianiste habité

L’énergie qui habite Fazil Say transparaît au travers de toute sa personne et lorsqu’il joue il est il occupe complètement la scène. Il vit littéralement le morceau, se lève de sa banquette, tape des pieds et donne même l’impression d’être en pleine discussion avec le piano. C’est certainement le seul pianiste de musique classique qui joue, tout en se tournant de temps en temps vers le public. Comme pour nous inclure généreusement dans la discussion et pour partager son plaisir. C’est ainsi un régal pour les oreilles, mais également pour les yeux.

visuel (c) Laetitia Larralde

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